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Pour lutter contre la suprématie blancheLes espaces artistiques sommés de montrer patte noire

Manifestation contre le racisme en Suisse.

«Suprématie blanche»

Un mouvement opportuniste?

3 commentaires
    Catherine Favre

    (suite...)

    Ecouter, s’informer, transmettre. Tout comme le rôle d’un journaliste.

    La presse a un pouvoir, elle doit également avoir l’honnêteté intellectuelle de rendre visible celles et ceux qui ne le sont pas.

    Et quid des quotas ? L’auteur ne garde la parole que des personnes qui ne les souhaitent pas, pour servir son propos. En démocratie, la parole devrait être également donnée à celles qui les envisagent. A quoi servent les quotas, par exemple, serait une question intéressante ? Aux Etats-Unis, les quotas au cinéma permettent de faire exister des personnes noires : juges, médecins, psychologues, libraires et pas seulement dealer ou concierge. Cela permet de s’identifier. Et cette possibilité d’identification est primordiale. Une petite fille noire qui travaillait bien à l’école, répondait à sa mère qui lui demandait ce qu’elle aimerait faire plus tard : je serai blanche. Comme un signe de réussite.

    En cela, nommer ce pouvoir blanc, la suprématie blanche est nécessaire. Et François Barras, par cet article au singulier, masculin, blanc vient tristement la confirmer.

    Ecouter, s’informer, transmettre. Et se remettre en question, constamment.

    « Le silence des pantoufles est pire que le bruit des bottes. » Max Frisch