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SuisseLes hôpitaux zurichois rejettent les critiques d’Alain Berset

Alain Berset a critiqué mercredi les hôpitaux qui continuent de pratiquer des interventions non urgentes. Ce que les établissements zurichois réfutent.

Alain Berset a entamé un bras de fer avec les hôpitaux alémaniques.
Alain Berset a entamé un bras de fer avec les hôpitaux alémaniques.
KEYSTONE

Les hôpitaux zurichois rejettent les critiques du conseiller fédéral Alain Berset. La prise en charge des patients Covid-19 est garantie dans le canton de Zurich. De leur côté, les cantons de Suisse centrale estiment qu’une interdiction des interventions médicales non urgentes n’a pas de sens.

Dans les hôpitaux zurichois, 190 lits de soins intensifs sont actuellement disponibles, a annoncé vendredi l’Association des hôpitaux zurichois (VZK). Sur ce nombre, 52 sont occupés par des patients Covid-19, 99 par d’autres patients et 39 sont libres.

La VZK rejette ainsi «avec véhémence» les reproches d’Alain Berset qui a critiqué mercredi les hôpitaux qui continuent de pratiquer des interventions non urgentes. Selon le conseiller fédéral, cette situation mettrait en danger les capacités nécessaires pour le traitement des patients atteints par le Covid-19.

Planification

Selon l’association zurichoise, la planification des lits dans le canton de Zurich est effectuée en fonction des besoins et en collaboration avec le département cantonal de la santé. En cas de nécessité, les interventions non urgentes seront reportées.

Si un hôpital arrive à la limite de ses capacités, les patients seront transférés. De plus, les hôpitaux zurichois acceptent également des patients d’autres cantons si cela est nécessaire, assure la VZK.

L’association rappelle aussi les conséquences financières de l’interdiction des interventions médicales non urgentes décrétées par le Conseil fédéral lors de la première vague de coronavirus. La Confédération n’a pas voulu dédommager les hôpitaux pour ces pertes et le canton n’a accepté que de payer une partie des dommages.

Une interdiction n’a «pas de sens»

Les cantons de Suisse centrale estiment qu’une interdiction de toutes les interventions non urgentes «n’est pas nécessaire et n’a pas de sens». Certaines opérations ont déjà été reportées, a indiqué vendredi la conférence des directeurs cantonaux de la santé de Suisse centrale (LU, UR, ZG, SZ, OW, NW).

Les hôpitaux de Suisse centrale collaborent étroitement pour faire face à la pandémie. Ils prendront toutes les mesures nécessaires «sans que les cantons aient à ordonner des interdictions» de pratiquer des opérations non urgentes, souligne la conférence.

«Pour nous, il va de soi que lorsque les lits se raréfieront dans les hôpitaux d’un canton, les autres cantons apporteront leur aide sans complications», a déclaré le conseiller d’Etat zougois Martin Pfister, président de la conférence, cité dans le communiqué.

ATS/NXP