Passer au contenu principal

Revue de presse de la pandémieLes masques jetés dans la nature, une pollution majeure pour Greenpeace

L’ONG a collecté en trois semaines1650 masques dans l’espace public. Une pétition qui a recueilli 19’500 signatures demande à Berne de soutenir la production de masque en tissus et de recommander ces masques réutilisables à la population.

La plupart des masques à usage unique de couleur bleue sont en polypropylène. Jetés par terre, ou éliminés de façon incorrecte, ils restent jusqu’à 450 ans dans la nature et se fractionnent avec le temps en microplastiques. Une pollution majeure, dénonce l’ONG Greenpeace. Une pétition lancée par l’organisation de défense de l’environnement a recueilli 19’500 signatures et en appelle au Conseil fédéral pour qu’il «accorde la priorité à l’élaboration de normes relative aux masques réutilisables, qu’il investisse dans la production de masques réutilisables et certifiés, soutienne des entreprises privées pour leur production et recommande au grand public l’utilisation de masques réutilisables et certifiés».

Depuis le 30 octobre, des militants de Greenpeace ramassent et photographient des masques à usage unique jetés dans la nature. En seulement trois semaines et demie, 1650 masques ont été collectés et photographiés. «Si le Conseil fédéral continue de regarder ailleurs, il faut s’attendre à une pollution que nous devrons gérer pendant des décennies», répète Philipp Rohrer, expert Zéro déchet pour Greenpeace Suisse. «La production de masques en tissu répondant à la fois à des critères de sécurité et d’écologie doit être une priorité absolue. En d’autres termes: en plus de la norme sanitaire, il faut une certification pour des matières premières durables et une production respectueuse de l’environnement», demande Greenpeace dans un communiqué.

«D’autres pays donnent un meilleur exemple», écrit Greenpeace. Le gouvernement canadien investit par exemple dans le développement de masques de protection durables afin de réduire les déchets liés à la pandémie. Les Pays-Bas conseillent en ligne d’acheter un masque facial en tissu lavable et réutilisable. «Le Conseil fédéral suisse en est loin», conclut Greenpeace. L’ONG souligne que ce n’est que suite à une demande de Greenpeace Suisse que depuis le mois d’août l’OFSP ne recommande plus les masques à usage unique au grand public mais aux personnes souffrant de maladies respiratoires.

24 commentaires
    DF

    Mais comment peut-on même songer à jeter un tel masque dans la nature? Avec les sensibilisations et connaissances actuelles? Il y a des coups de pied au c.. qui se perdent.