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Crise du coronavirusLes morgues tiennent encore le choc

À Genève, des corps ont dû être emmenés aux HUG faute de place dans les morgues de la ville. Dans le canton de Vaud, tout est prêt pour ne pas arriver à saturation.

Les cérémonies, diffusées en direct pour les absents, se déroulent en tout petit comité. «C’est plus intense, plus vrai», dit Edmond Pittet, directeur des Pompes funèbres générales. Aussi plus court: il s’en déroule trois ou quatre chaque jour à Saint-Roch.
Les cérémonies, diffusées en direct pour les absents, se déroulent en tout petit comité. «C’est plus intense, plus vrai», dit Edmond Pittet, directeur des Pompes funèbres générales. Aussi plus court: il s’en déroule trois ou quatre chaque jour à Saint-Roch.
Pompes funèbres générales

Au bout du lac, les morgues de Genève ont atteint leurs limites, et pour la première fois des corps sont emmenés dans les chambres réfrigérées des HUG, où les visites sont interdites, tandis que les délais pour organiser des obsèques ont plus que doublé en deux semaines, apprenait-on dans la Tribune de Genève jeudi.

«Mardi, nous comptions 47 levées de corps, mercredi 24, alors que la moyenne est de quinze dans le canton.»

Denis Froidevaux, chef de l’état-major cantonal de conduite

Pour l’instant, le canton de Vaud résiste. Mais la pression est forte. «Il y a en effet une nouvelle surmortalité liée au Covid ces derniers jours, indique Denis Froidevaux, chef de l’état-major cantonal de conduite (EMCC). Mardi, nous comptions 47 levées de corps, mercredi 24, alors que la moyenne est de quinze dans le canton.»

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