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AboTourisme de montagne
Les Mosses plongent dans le grand bain du «quatre saisons»

Le bassin de 2400 m² dévolu à la baignade naturelle aux Mosses sera bordé d’un restaurant tout en bois et doté d’un toit en tavillons. L’enquête publique est prévue ces jours.
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Il n’y a plus de temps à perdre dans le processus de diversification des stations de ski. Cette saison désespérément avare en neige a été des plus parlantes, surtout pour les destinations de moyenne montagne comme celle des Mosses, qui a déjà tiré la prise de ses installations de remontées mécaniques pour cet hiver.

À voir la liste de projets sur la table de la Municipalité d’Ormont-Dessous, on se dit que la Commune a pris les choses à bras-le-corps pour ce qui est d’offrir des activités autres que le ski.

Bassin et resto à 6,2 millions

Le plus abouti, pensé depuis 2017, sera à l’enquête ce mois, selon Gretel Ginier, syndique. Le bassin de 2400 m2, reproduction d’un étang, dévolu à la baignade naturelle, prévu derrière l’Espace nordique, devra composer avec la piste de ski de fond. Il sera bordé d’un restaurant tout en bois et au toit en tavillons, de propriété communale.

Compte tenu du réchauffement, la syndique Gretel Ginier et la Municipalité d’Ormont-Dessous multiplient les projets pour doter Les Mosses d’une plus grande variété d’attraits à même de rendre la station moins dépendante du ski.

Surtout, l’ensemble sera le plus gros investissement d’Ormont-Dessous des quinze dernières années: 6,2 millions. Soit le plafond maximum calculé par un bureau d’études pour garantir la rentabilité de l’infrastructure.

Le projet initial visait plus haut mais il a fallu abandonner l’un ou l’autre volet, par exemple celui de bains finlandais. Autre changement: l’accès au plan d’eau sera gratuit, ce qui évitera de cerner le périmètre et d’engager du personnel de surveillance.

«L’eau ne sera pas chauffée, mais le fond noir permettra des températures agréables.»

Gretel Ginier, syndique d’Ormont-Dessous

La Municipalité a validé les plans des bureaux lausannois DUO Architectes paysagistes et genevois FAZ Architectes. L’eau de l’étang, pensé au plus proche de l’état naturel, sera filtrée par des algues. «Le niveau oscillera entre 40 centimètres et 1,8 mètre, précise Gretel Ginier. L’eau ne sera pas chauffée, mais le fond noir permettra des températures agréables, à 26-27 degrés maximum toutefois, pour ne pas favoriser la prolifération des algues.»

L’eau, en circuit fermé, n’aura pas besoin d’être changée. Par débordement, elle sera filtrée par les plantes et les pierres. Une fois régénérée, elle sera ensuite réinjectée dans la zone de baignade.

Le scénario idéal prévoit des travaux d’une durée de 14 mois dès juillet prochain. L’inconnue reste la part d’investissement prise en charge par le Canton. Celui-ci s’est déjà engagé à assumer 526’000 des 751’000 francs de frais d’études. Une part minimale de 35% du total paraît toutefois garantie, en espérant mieux.

Appui cantonal

Gretel Ginier se veut optimiste, surtout après la visite, il y a un mois, de la conseillère d’État Christelle Luisier Brodard. Une alliée de choix pour faire avancer certains projets en gestation dans le périmètre PAC 292A préservant les marais d’importance nationale des Mosses.

«Le projet de transformation du refuge du Carroz en dortoirs s’est débloqué grâce à elle, se réjouit la syndique. Il butait sur la question de l’alimentation en énergie. Finalement, nous avons reçu l’autorisation de délivrer le permis et un crédit passera au Conseil communal d’ici à l’été.» La société de remontées mécaniques en attendrait autant pour le restaurant de la Drosera, propriété des remontées mécaniques près du camping, dont le projet de rénovation est chahuté dans certains services.

Passerelle et mur de grimpe

Un coup de pouce serait également apprécié pour un projet de passerelle au-dessus de la route cantonale qui doit permettre aux skieurs de fond de traverser sans déchausser. Musique d’avenir, à l’instar de l’auberge de jeunesse imaginée au col, pour laquelle des contacts ont été pris avec la faîtière suisse. Enfin, une via ferrata s’inscrirait parfaitement dans la stratégie. Le secteur du Gros Van est pressenti.

La création d’un mur de grimpe à l’intérieur de l’Espace nordique est quant à lui à bout touchant. «Une demande de crédit de 43’000 francs sera déposée devant le Conseil ce printemps.»

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