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CommentaireLes musiques actuelles par le jazz

La politique lausannoise de soutien aux musiciens commence par la note bleue. Étonnant mais réjouissant.

Il y a trente ans, les projets d’aide publique à la musique «de jeunes» étaient plutôt rares et très modestes, mais si les politiciens de l’époque avaient choisi d’ouvrir les débats avec le jazz, ils se seraient fait houspiller par une communauté de rockers bien installés. Aujourd’hui, la situation des musiques dites actuelles a bien changé et la Municipalité de Lausanne n’hésite pas à dégainer dans cette direction en organisant un pôle de compétences autour d’un club de jazz dans le Flon.

Y aura-t-il des résistances? L’avenir nous le dira, mais la décision ne manque pas de cohérence. Environné par des écoles de musiques où le jazz, au sens très large du terme, s’enseigne et se vit, la future ruche lausannoise cherche les rapports de bon voisinage.

Sur une autre échelle, il est étonnant qu’une région qui compte au moins deux festivals jazz de renom – le Cully Jazz et le JazzOnze+, voire Montreux – ne traduise pas plus fortement et hors rendez-vous événementiel l’attachement indéniable des Vaudois à la note bleue, défendue à Lausanne par le seul Chorus. Le pari est pris, qui plus est dans un lieu propice à exciter la curiosité.

Restera à déterminer (ou pas) qui appartient à la famille du jazz car, avec un tel geste en leur direction, il se pourrait que beaucoup de jeunes musiciens lausannois se découvrent une parenté avec les métamorphoses du «genre», ce truc indéfinissable mais tellement bon.