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Tendances responsables à NoëlLes objets éthiques cherchent une place sous le sapin

Encore loin de concurrencer la «fast fashion», les initiatives écoresponsables se multiplient dans le canton de Vaud et ailleurs. Tour d’horizon.

Avec SeptemberMay, les Veveysans Anthony et Valentine fabriquent des sacs raffinés sur place (ch. Émile-Javelle 12), avec des cotons européens et du cuir recyclé. Achat en ligne et visite sur rendez-vous. De 200 fr. à 250 fr.
Avec SeptemberMay, les Veveysans Anthony et Valentine fabriquent des sacs raffinés sur place (ch. Émile-Javelle 12), avec des cotons européens et du cuir recyclé. Achat en ligne et visite sur rendez-vous. De 200 fr. à 250 fr.
Anthony Machnick
À Vucherens (VD), Alma et Typhanie ont conçu Samourailles, une ligne de vêtements non genrés, à partir de coton biologique: «Nous pensons que la joie découle aussi d’une société non-binaire». Des motifs issus de leur imagination et rêves sont imprimés sur place, grâce à un procédé de linogravure artisanal. Pour enfants et adultes, en ligne, dès 30 fr.
À Vucherens (VD), Alma et Typhanie ont conçu Samourailles, une ligne de vêtements non genrés, à partir de coton biologique: «Nous pensons que la joie découle aussi d’une société non-binaire». Des motifs issus de leur imagination et rêves sont imprimés sur place, grâce à un procédé de linogravure artisanal. Pour enfants et adultes, en ligne, dès 30 fr.
Aliénor Held
En 2018, la fondatrice du magasin  Le Laboratoire (Rue Mercerie 16, Lausanne) Maryll Crousaz a opéré une révolution: n’utiliser pour ses nouvelles créations que des chutes de tissus ou d’anciens habits. Les coupes sont intemporelles et décontractées, parfaites pour se sentir bien dans ses bottes. Dès 50 fr.
En 2018, la fondatrice du magasin Le Laboratoire (Rue Mercerie 16, Lausanne) Maryll Crousaz a opéré une révolution: n’utiliser pour ses nouvelles créations que des chutes de tissus ou d’anciens habits. Les coupes sont intemporelles et décontractées, parfaites pour se sentir bien dans ses bottes. Dès 50 fr.
Noura Gauper
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S’habiller à la mode éthique sera-t-il dans l’air du temps de Noël? On se donne des trucs, des adresses, souvent sans certitude sur la provenance du produit ou son impact écologique. Pas facile non plus de s’y retrouver face aux grandes enseignes qui se mettent au vert à coup de greenwashing – procédé marketing trompeur qui vise à se donner une image verte.

«On voit surtout que les importations de vêtements en Suisse ne cessent d’augmenter depuis dix ans et que la mode éphémère a encore de beaux jours devant elle.»

Géraldine Viret, porte-parole de l’ONG Public Eye

Voyons d’abord les choses en face: la mode respectant un tant soit peu la nature et l’homme – et qui a donc un coût – reste aujourd’hui loin de faire l’unanimité. Géraldine Viret, porte-parole de l’ONG Public Eye, auteure aussi de plusieurs enquêtes au sujet de la fast fashion (mode peu chère et éphémère), ne se fait aucune illusion. «C’est difficile de savoir s’il y a vraiment une tendance à consommer plus éthique. Toujours plus de personnes, parmi les jeunes aussi, se posent des questions: doit-on consommer autant? Pourquoi choisir des produits qui ne durent pas? D’un autre côté, on voit surtout que les importations de vêtements en Suisse ne cessent d’augmenter depuis dix ans et que la mode éphémère a encore de beaux jours devant elle.»

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