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PandémieLes partis favorables aux nouvelles mesures de lutte

Seule l’UDC n’apprécie pas les nouvelles mesures prônées contre le coronavirus soumises par le Conseil fédéral et critique vertement le gouvernement.

Les nouvelles mesures suscitent des réactions contrastées. Beaucoup les accueillent favorablement mais certains se cabrent.
Les nouvelles mesures suscitent des réactions contrastées. Beaucoup les accueillent favorablement mais certains se cabrent.

Les nouvelles mesures de lutte contre le coronavirus mises en consultation par le Conseil fédéral sont accueillies favorablement par la majorité des partis. Seule l’UDC lui adresse une fin de non-recevoir, estimant que cela serait un «nouveau confinement complet».

L’UDC ne veut pas du durcissement et de la prolongation des mesures jusqu’à fin février, indique-t-elle samedi dans un communiqué. Elle s’oppose «en particulier au télétravail imposé aux salariés, à l’obligation de porter le masque dans les espaces intérieurs même en cas de distanciation physique suffisante, aux fermetures supplémentaires de commerces ainsi qu’à la limitation légale de rencontres privées à deux ménages au maximum et à la règle des 10 personnes».

Le parti estime que le Conseil fédéral «porte une fois de plus atteinte aux compétences fédéralistes des cantons». Il lui demande de lever immédiatement les mesures prises à l’encontre des restaurants ainsi que des installations de sport, de loisirs et culturelles.

Le Conseil fédéral «navigue à vue»

L’Union suisse des arts et métiers (usam) est fermement opposée à un second confinement. Elle ne veut pas de restrictions pour les commerces qui ne vendent pas des biens de première nécessité. Elle refuse également de rendre le télétravail obligatoire. La faîtière se montre toutefois favorable à une limitation à dix personnes et de deux ménages lors des réunions privées à l’avenir. Les enfants doivent être pris en compte.

Le PLR est aussi critique, mais si la situation le nécessite, il n’est formellement pas opposé à la fermeture des magasins. Le plus important est que les aides arrivent enfin envers les commerces touchés, a précisé samedi Arnaud Bonvin, chef de la communication du PLR. «Certains cantons l’ont fait rapidement, mais d’autres traînent les pieds.»

Quant à la question du nombre de personnes qui peuvent se réunir, le PLR s’en remet aux experts. Il demande toutefois au gouvernement de faire preuve de plus de clarté sur la question, alors qu’il a semblé «naviguer à vue» jusque-là.

Télétravail obligatoire

Le PS soutient lui globalement les mesures prévues par le Conseil fédéral. La priorité est de réduire le nombre d’infections, a déclaré samedi sa co-présidente Mattea Meyer. Le parti à la rose soutient clairement l’obligation du télétravail et, en dernier recours, la fermeture des commerces.

Les mesures sanitaires doivent toutefois aller de pair avec un soutien financier pour les personnes touchées, ajoute Mattea Meyer. Le Conseil fédéral laisse ces personnes dans l’incertitude.

Les autres partis avaient déjà réagi après l’annonce du Conseil fédéral mercredi. Le PDC soutient la démarche du Conseil fédéral ainsi que les autres restrictions qu’il pourrait adopter mercredi prochain. Il a souligné que le soutien financier correspondant doit ensuite être acheminé rapidement à tous les secteurs concernés.

Aller plus loin

Les Vert’libéraux soutiennent la prolongation des mesures, préconisées par Berne, mais aimeraient qu’elles aillent plus loin. Ils considèrent que la réduction du nombre de cas et de décès est une priorité, a indiqué son secrétaire général Michael Köpfli. Pour eux comme pour les Verts, le télétravail devrait être rendu obligatoire où cela est possible: une simple recommandation ne suffit pas.

Le Conseil fédéral a annoncé mercredi que les restaurants, lieux culturels, de loisirs ou sportifs ne rouvriront pas avant fin février. Le gouvernement souhaite en outre prolonger les mesures en vigueur contre le coronavirus. Il prendra sa décision définitive mercredi après avoir consulté les cantons. Il se prononcera également sur des mesures économiques supplémentaires.

La conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS) ne se prononce pas pour l’instant. La consultation avec les cantons est en cours, a précisé son porte-parole Tobias Bär. La CDS s’était toutefois prononcée mercredi en faveur des nouvelles mesures du Conseil fédéral, au vu du niveau dangereux de contamination en Suisse.

Dimanche, le secteur de l’hôtellerie et de la restauration a de nouveau attiré l’attention sur sa situation difficile. D’ici fin mars, la moitié des établissements du secteur feront faillite s’ils ne reçoivent pas dès maintenant une indemnisation financière, selon GastroSuisse, qui a mené une enquête auprès de plus de 4000 établissements.

ATS

93 commentaires
    toyet

    On sacrifie notre jeunesse pour sauver les pensionnaires des EMS. Nos jeunes si prompt à manifester pour le soleil vert, feraient mieux de se réveiller.Bon le tiers monde a de bon résultat pour soigner le covid, mais on est les plus fort.