Passer au contenu principal

Élections communales 2021Les Pirates à l’assaut de la Municipalité de Nyon

Pas moins de 17 candidats briguent l’un des 7 sièges de l’Exécutif. Le Parti pirate a déposé une liste forte de cinq noms.

Les candidats se pressent au portillon pour entrer à la Municipalité de Nyon.
Les candidats se pressent au portillon pour entrer à la Municipalité de Nyon.
Alain Rouèche/Image d’illustration

Les Nyonnais auront le choix à l’heure de glisser une liste dans leur enveloppe de vote. Pas moins de 17 candidats briguent la Municipalité de Nyon. C’est six de plus qu’en 2016.

L’augmentation du nombre de candidats tient en particulier au Parti pirate, qui a créé la surprise lundi en déposant une liste de cinq noms (Carlos Polo, Yannick Belotti, Nils Schaetti, Stéphane et Sarah Barathieu). «Notre objectif est de nous faire connaître en offrant une autre voie au centre de l’échiquier», explique Carlos Polo. À noter que le mouvement a aussi des ambitions pour le Conseil communal, où il présente cinq candidats. «Nous sommes nouveaux et nous avons eu de la peine à recruter. Le fait d’avoir réussi à déposer une liste est déjà une victoire en soi.»

«Notre objectif est de nous faire connaître en offrant une autre voie au centre de l’échiquier.»

Carlos Polo, candidat à la Municipalité pour le Parti pirate

L’élection à la Municipalité n’est pas outre mesure bousculée par l’arrivée du Parti pirate. La bataille se jouera en premier lieu entre les deux listes de la plateforme de gauche et de l’entente du centre droit, chacune forte de cinq candidats. Les premiers présentent le syndic indépendant Daniel Rossellat, les socialistes Stéphanie Schmutz (sortante) et Alexandre Démétriadès, les Vert-e-s Élise Buckle et Pierre Wahlen. Les seconds misent sur les municipaux PLR Roxane Faraut Linares et Maurice Gay, indépendant Claude Uldry et Vert’libéral Vincent Hacker, ainsi que sur le conseiller communal UDC Sacha Soldini. L’enjeu tiendra à savoir qui remportera la majorité qui était passée à droite il y a cinq ans.

La bataille au centre

Tout comme les Pirates, le candidat du Centre (Tefik Rashiti) et l’indépendant Raphael Weisskopf devraient regarder de loin le duel entre les deux blocs. En 2016, ce dernier nommé avait quand même réalisé 14% au premier tour.

Pour le Conseil communal, difficile de prévoir les résultats pour les partis traditionnels et historiques; UDC, PLR, Vert’libéraux, Parti indépendant, Vert-e-s et Parti socialiste. La bataille pour les voix au centre de l’échiquier sera, c’est certain, épique avec l’arrivée du Centre et du Parti pirate. Il n’est pas acquis que ces deux formations réussissent à se faire une place entre le PLR et l’aile centriste de la gauche. En 2016, le PBD, avec une liste dépourvue de personnalités connues, avait raté largement le quorum. Il avait obtenu moins de 2% des voix alors qu’il lui en fallait 5% pour entrer dans l’assemblée communale.

8 commentaires
    Stéphane DuPasquier

    Quand-même curieux, comme nom, le parti pirate. Pourquoi pas un parti terroriste ?

    Walt Disney et l'usage populaire ont un peu galvaudé le terme, mais les pirates étaient (et sont toujours) ces gens qui essaient principalement de s'emparer de la richesse des autres en les tuant. Les terroristes font figure d'idéalistes, à côté de ça, si on y pense. Ça m'étonnerais que ce soit leur programme (même caché), mais notre démocratie se discrédite un peu en acceptant des noms de listes aussi inappropriés.