Passer au contenu principal

La fréquentation plongeLes piscines ne font pas le plein

Malgré le coup de chaud de ce week-end, les Vaudois ne se ruent pas sur les bassins cet été. Le respect des distances sanitaires ne semble pourtant pas en danger.

Piscine de Prilly
Piscine de Prilly
PATRICK MARTIN

Malgré des températures au-dessus de 30 degrés le week-end passé, les piscines préférées des Vaudois n’ont pas été débordées. «Je m’attendais à plus de monde, mais l’afflux a été gérable», commente le gérant de la piscine de Prilly, Laurent Faraone. En ce dimanche quasi caniculaire, il n’y a jamais eu plus de 2000 personnes au même moment dans l’enceinte de la piscine, soit moitié moins que les 4000 personnes autorisées par mesure de prévention contre le Covid-19.

Depuis le 25 juin, l’Association des piscines romandes et tessinoises (APRT) recommande à ses membres de contrôler leur fréquentation instantanée de manière à garantir au moins 4 m2 d’espace pour chacun. «Il faudrait des afflux massifs pour qu’une piscine ne puisse pas s’y tenir, et nous n’avons pas fait face à de grands pics de fréquentation cet été», observe Marco Fernandez, vice-président de l’APRT.

«Nous n’avons pas fait face à de grands pics de fréquentation cet été»

Marco Fernandez, vice-président de l’Association des piscines romandes et tessinoises (APRT)

À la piscine de Renens, alors que 3500 personnes peuvent être admises simultanément, la barre des 2000 personnes a tout juste été dépassée dimanche. «Certains clients ont encore des appréhensions. J’en ai vu prendre leur billet d’entrée et repartir après quelques minutes», observe John Flores, gérant de la piscine.

Le constat est le même à la piscine de Bellerive, où la limite maximale de 12’000 personnes en même temps est très loin d’avoir été atteinte. «Pour un mois d’août, ça a été un bon week-end, mais sur tout l’été nous n’avons jamais dû refuser du monde», constate Stephan Elsener, adjoint au gérant des piscines et patinoires de la Ville de Lausanne.

Il y a cependant des exceptions, par exemple à Aquaparc, au Bouveret. Bien plus petite que Bellerive, la piscine valaisanne est de celles qui ont mis en place un système de réservation obligatoire, comme à Morges par exemple. «Nous avons dû refuser du monde, en particulier samedi en début d’après-midi», observe sa directrice, Sonia Vandenabeele, qui précise qu’en raison des restrictions liées au coronavirus, la capacité du site est réduite de 30 à 40%.