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Jura vaudoisLes pistes de Saint-Cergue sont sauvées… pour un an

Le Conseil communal a validé à l’unanimité un crédit pour éponger le déficit de la saison à venir. Mais l’avenir reste incertain.

À Saint-Cergue, la piste du Bois est très prisée par les amateurs de ski nocturne.
À Saint-Cergue, la piste du Bois est très prisée par les amateurs de ski nocturne.
Patrick Martin

Les trois téléskis nichés au cœur du village pourront tourner cet hiver. Preuve de leur attachement à ces remontées de moyenne altitude: les conseillers communaux ont voté d’une seule voix, mardi, un crédit de 30’000 francs destiné à combler une partie du déficit prévisible pour l’hiver 2020-21. L’exploitant Télé-Dôle et l’organe de coordination du district Région de Nyon prendront en charge les deux tiers restant. «On essaie de faire perdurer une tradition qui existe depuis longtemps», explique Pierre Graber, syndic de Saint-Cergue.

Ces quatre dernières années, la Commune versait 20’000 francs par an, selon une convention aujourd’hui échue. Or, avant qu’elle ne soit renouvelée, la création du domaine transfrontalier «Jura sur Léman» a redistribué les cartes. Gérée par la société Sogestar, la nouvelle structure comprend 32 pistes de ski aménagées sur les massifs de la Dôle (Suisse) et des Tuffes (France). Mais celles du village n’y ont pas trouvé place.

«L’année passée, les pistes du village n’ont même pas été ouvertes une heure»

Thierry Genoud, président de Télé-Dôle

La faute à une situation excentrée par rapport à la nouvelle station et à des chiffres dans le rouge. «L’année passée, les pistes du village n’ont même pas été ouvertes une heure», rappelle Thierry Genoud, président de Télé-Dôle. Même s’il faut revenir trente ans en arrière pour retrouver une telle situation, l’entreprise qui gère les infrastructures touristiques pour la partie jurassienne du district de Nyon commence à s’essouffler. «On n’a plus la marge pour couvrir le déficit», insiste Thierry Genoud.

La Commune ne veut cependant pas se précipiter. «On se laisse du temps pour établir une nouvelle convention», indique Pierre Graber. Cet hiver sera donc décisif pour l’avenir du domaine du village apprécié notamment par les amateurs de glisse nocturne, sur piste éclairée ou aux flambeaux.

2 commentaires
    Philippe Aebi

    30'000.- à la grille !!! Ce n'est que repousser une fin inéluctable...

    Quand on voit comme a évolué ( mal ) ce village, on peut s'étonner qu'il n'y ait pas encore de chalets construits sur ces pistes...