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Être filmé et filmerLes policiers pourraient passer derrière la caméra

Les policiers travaillent sous l’œil des smartphones des citoyens. À terme, ils pourraient à leur tour être équipés d’une caméra-piéton qui enregistrera les interpellations.

Montage d’illustration réalisé à partir de la vidéo amateur de l’intervention du 13 novembre 2020 à Beaulieu.
Montage d’illustration réalisé à partir de la vidéo amateur de l’intervention du 13 novembre 2020 à Beaulieu.
DR

Les vidéos d’interventions de police filmées par des citoyens ont permisnotamment pour les décès de George Floyd aux États-Unis ou Cédric Chouviat en France de faire condamner des agents ayant commis l’irréparable. Chez nos voisins, le débat continue de faire rage autour de la loi «sécurité globale» et des violences policières suite à une nouvelle séquence dans laquelle des agents brutalisaient un producteur de musique dans son studio.

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Le vendredi 13 novembre, une vidéo tournée à Beaulieu montrant des policiers intervenant de nuit pour mettre un terme à un rassemblement a été diffusée sur les réseaux sociaux et dans les médias. «Mais on ne peut pas comparer la situation à ce qui se produit en France ou aux États-Unis, tient à préciser Michaël Meyer, sociologue et responsable de recherche à l’Université de Lausanne. Fort heureusement, nous ne sommes pas dans des situations semblables, notamment en matière de terrorisme. Sans compter que chez nous, il n’y a pas non plus de mouvements virulents, comme le site Copwatch France, qui fichait les noms et visages des policiers, ou comme les «gilets jaunes», au sein desquels la publication sur les réseaux sociaux de documents filmés d’interventions joue un rôle prépondérant.»

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