Passer au contenu principal

Communication plus humaineLes premiers masques 100% transparents seront produits à Genève d’ici à cet été

Un accord a été signé mardi entre l’État, l’entreprise genevoise Jean Gallay, M3 Groupe, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et la start-up HMCARE pour une fabrication locale.

Thierry Pelet, PDG de la société HMCare (à gauche) et Klaus Schönenberger, EPFL.
Thierry Pelet, PDG de la société HMCare (à gauche) et Klaus Schönenberger, EPFL.
EPFL (Archives)

Le masque nous protège des virus mais crée une distance sociale, une distance communicationnelle. Bonne nouvelle, les premiers masques chirurgicaux 100% transparents devraient arriver sur le marché d’ici à l’été 2021 et seront produits, non pas en Asie comme prévu initialement, mais dans le canton de Genève, annonce le Département du développement économique (DDE). Une première étape a été franchie ce mardi.

L’État, lentreprise genevoise Jean Gallay, M3 Groupe, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et la start-up HMCARE ont signé un «Memorandum of Understanding», une promesse daccord, non contraignante mais formelle, actant une production locale et à grande échelle facilitée.

Un peu plus cher

«Notre ambition est de proposer des masques (ndlr: transparents et à usage unique) le plus vite possible et au prix le plus bas possible, dans lespoir que ce produit inédit devienne un nouveau standard mondial sur le plan sanitaire», relèvent, dans un communiqué, les chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) à lorigine de linnovation, Thierry Pelet et Sacha Sidjanski, respectivement directeur général et cofondateur de la société en démarrage HMCARE. Le défi a été de concilier transparence, résistance et porosité.

«Memorandum of Understanding» (MOU) signé, ce mardi 22 décembre 2020, entre l'Etat de Genève, l'entreprise genevoise Jean Gallay, M3 Groupe, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et la start-up HMCARE pour la fabrication locale de masques chirurgicaux transparents.
«Memorandum of Understanding» (MOU) signé, ce mardi 22 décembre 2020, entre l'Etat de Genève, l'entreprise genevoise Jean Gallay, M3 Groupe, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et la start-up HMCARE pour la fabrication locale de masques chirurgicaux transparents.
Département du développement économique (DDE)

Combien seront-ils vendus? Thierry Pelet expliquait en juillet «qu’en raison de la technologie complexe requise pour la fabrication du matériau, le masque, jetable, sera probablement 15% à 20% plus cher qu’un masque chirurgical de base.»

Les masques chirurgicaux transparents sont particulièrement demandés dans les milieux médicaux, afin d’améliorer la communication et le décryptage des expressions du visage. C’est notamment essentiel dans les soins pédiatriques et gériatriques mais aussi pour faciliter la lecture labiale pour les sourds et les malentendants. L’accord signé mardi vise toutefois à proposer à l’ensemble de la population l’accès à ces nouveaux masques.

Une idée née avant la pandémie

Le projet de masque transparent n’a pas attendu le Covid pour naître. L’idée a été lancée, il y a cinq ans, par Diane Baatard, une conteuse active dans le domaine de loncologie pédiatrique, pour humaniser les échanges avec les enfants malades. Depuis, la demande n’a cessé de croître.

40 commentaires
    Michel2

    Une fois que le vaccin sera disponible pour tout le monde j'arrête de porter le masque et paierai l'amende au besoin. Aucune raison de protéger les anti vaccin. C'est leur problème.