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La colère monteLes scientifiques, ces paratonnerres des frustrations actuelles

Des experts du coronavirus sont régulièrement pris à partie. Les réseaux sociaux sont le reflet de cette grogne. Analyses et impressions des premiers concernés.

Particulièrement exposé depuis le début de la pandémie, le corps scientifique est aussi la cible de critiques virulentes (Photo d’illustration).
Particulièrement exposé depuis le début de la pandémie, le corps scientifique est aussi la cible de critiques virulentes (Photo d’illustration).
Unsplash/TERA

«Ross a-t-il trompé Rachel? La bioéthicienne de la télé répond.» Avec ce titre, le journal satirique «Vigousse» a brocardé la professeure Samia Hurst-Majno, qui s’exprime régulièrement dans les médias, en imaginant qu’elle a même un avis sur ce débat existentiel qui secoue les fans de la série «Friends». La Genevoise a remercié sur les réseaux sociaux le magazine pour l’avoir fait rire. Mais les piques ne sont pas toutes aussi sympathiques.

Isabella Eckerle, responsable du Centre de recherche sur les maladies virales émergentes des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), a haussé le ton dimanche 11 octobre, avec un message en allemand sur Twitter. En version française: «Je tiens à signaler à tous les expéditeurs d’e-mails offensants me menaçant qu’il s’agit d’une infraction pénale en Allemagne et en Suisse et que chaque attaque est documentée et transmise à notre service juridique. Des conséquences sont à prévoir.» Que s’est-il passé? La professeure n’en dit pas davantage.

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