AboUne première en SuisseLes Servettiennes n’ont plus à choisir entre football et études
L’équipe M15 de Servette Chênois dispose du premier programme de sport-études pour le football féminin en Suisse. Mya Pizzinat (14 ans et fille de Lionel) en est l’une des bénéficiaires.

Entraînements, matches, devoirs, copains et copines… Une semaine en tant que jeune footballeuse dans une équipe féminine M15 peut s’apparenter à une course contre la montre, où l’équilibre entre vie scolaire, sportive et sociale est parfois difficile à trouver.
Depuis août dernier, une première volée de joueuses du Servette FC Chênois Féminin suit un cursus de sport-art-études. Un dispositif mis en place avec l’Instruction publique qui permet aux jeunes talents de concilier une formation et une pratique sportive de haut niveau.
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Une ado qui a la tête sur les épaules
Les jeunes footballeuses s’entraînent tous les après-midi de la semaine, à l’exception du lundi. Les matins sont consacrés à l’école. Mya Pizzinat, joueuse de l’équipe des moins de 15 ans, profite de cette formation depuis cet été: «C’est une bonne sensation d’apprendre chaque jour, pas seulement au foot, mais aussi à l’école. Je me sens bien dans ce programme.»
Scolarisée au cycle d’orientation, la Genevoise de 14 ans est la fille de Lionel Pizzinat, grand nom du Servette FC (voir ci-dessous). Pourra-t-elle marcher sur les traces de son père? «Dans un premier temps, je souhaite aller au bout de la filière et améliorer mes compétences footballistiques. On verra ensuite si j’ai des chances d’évoluer en professionnel.»
Une réussite scolaire en hausse
C’est la première fois en Suisse que toute une équipe féminine bénéficie d’un tel dispositif. «Nous souhaitons qu’un maximum de filles de Genève puissent avoir accès à la première équipe, tout en suivant un programme scolaire», explique Yannick Vancoff, responsable de l’académie du SFCCF.
Sept mois après le coup d’envoi de l’année scolaire, les premiers retours sont positifs «Le taux de réussite scolaire est bien plus important qu’avant et la fatigue moins présente chez les joueuses», constate-t-il.
Le responsable de l’académie ne souhaite toutefois pas brûler les étapes et cherche avant tout une certaine stabilité: «Nous sommes très ambitieux et nous voulons progresser encore. Simplement, nous devons être patients et très reconnaissants d’avoir passé ce premier cap.»
Moins de fatigue pour les joueuses
Avant l’introduction de la filière, les jeunes filles passaient la journée à l’école et se rendaient le soir au stade pour l’entraînement. «Certaines joueuses avaient une heure de trajet. Elles rentraient à la maison tard le soir et avaient trop peu de temps pour la récupération et les devoirs. Ce rythme de vie empêchait certaines de bien se reposer et d’être performantes en classe, également», ajoute Yannick Vancoff.
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Sandy Maendly, ancienne joueuse internationale suisse et aujourd’hui directrice sportive de la première équipe féminine de Servette Chênois, aurait, elle, rêvé d’avoir une telle structure: «J’ai toujours eu l’impression d’avoir des bâtons dans les roues. Les jeunes footballeuses ne devraient pas avoir à choisir entre sport et études.»
Des Alémaniques plus expérimentées
La mise en place de ce sport-art-études vise à offrir aux joueuses des possibilités de se professionnaliser dans le football, mais pas seulement. «Le but est que lorsqu’une joueuse termine son cursus, elle puisse en faire son métier sans devoir étudier ou travailler à côté», explique Yannick Vancoff. Pour prétendre à ce statut, les exigences sont cependant montées d’un cran, de quatre à sept entraînements par semaine, en plus des matches ou des tournois le week-end.
Au sein du club, un constat émerge. Le football suisse doit encore progresser au niveau technique. «Les équipes romandes ont du retard au niveau de l’expérience et de la quantité de joueuses disponibles par rapport à la Suisse alémanique.» Ce sport-études permet par contre au club servettien de prendre de l’avance dans l’accompagnement de ses talents.
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