Football«Le timing de ce match contre la Turquie n’est pas optimal»
Les Suissesses peuvent retrouver l’élite de la Ligue des nations en cas de succès ce vendredi soir en Turquie. Elles veulent aussi relever la tête après la défaite en Hongrie.

«Le timing de ce match n’est vraiment pas optimal», souligne Noelle Maritz. Alors que la plupart des footballeuses n’ont pas encore repris l’entraînement en club, la Nati dispute les deux derniers matches des éliminatoires pour l’Euro 2025 en Suisse, ce vendredi en Turquie (19h30) et mardi prochain à la Pontaise contre l’Azerbaïdjan (19h). Deux joueuses ont déjà dû quitter le rassemblement cette semaine en raison de blessures: Aurélie Csillag (FC Bâle) et Leila Wandeler (Olympique lyonnais). «C’est une situation spéciale, rajoute la défenseure d’Aston Villa. Mais telle est la décision de l’UEFA.»
Ce calendrier a obligé certaines footballeuses à écourter leurs vacances. «On a fait un petit groupe la semaine passée avec la sélectionneuse pour déjà s’entraîner à Bienne, explique Amira Arfaoui (Werder Brême). Ca nous aide pour cette semaine.» Maritz explique qu’il a ainsi fallu commencer à travailler physiquement en amont et regrette que le manque de véritable préparation augmente le risque de blessure.
«Ça nuit aux prestations»
En janvier dernier, la star norvégienne de l’OL Ada Hegerberg avait déjà fortement critiqué cette fenêtre internationale de juillet dans une tribune publiée dans «The Guardian». Elle avait été rejointe par sa désormais ancienne entraîneure Sonia Bompastor, dans des propos relayés par «L’Équipe». «Les joueurs et joueuses ne sont pas des machines. Il faut être en forme pour performer. Elles enchaînent les compétitions internationales sans avoir de break, c’est trop. Ça nuit aux prestations, et de grandes joueuses se blessent.
«On va devoir élever notre niveau de jeu pour gagner ces deux derniers matches»
En tant que pays hôte, l’équipe de Suisse est déjà assurée de participer à l’Euro l’été prochain (2-27 juillet). Mais ces qualifications servent également à déterminer les niveaux pour la prochaine Ligue des nations. Reléguée l’an dernier, la Nati peut retrouver la première division en finissant en tête de son groupe B1. Après quatre journées, elle compte 3 points d’avance sur la Turquie et 5 sur la Hongrie et l’Azerbaïdjan.
La promotion ne devrait donc être qu’une formalité. Elle sera mathématiquement assurée en cas de succès ce vendredi à Izmit, contre un adversaire que les Suissesses avaient battu 3-1 au Letzigrund début avril. Même un nul pourrait suffire, suivant le résultat entre les Azerbaïdjanaises et les Hongroises. Mais, au-delà du résultat, la troupe de Pia Sundhage veut surtout relever la tête après sa contre-performance à Budapest début juin (revers 1-0).
«Si l’on regarde les 45 premières minutes contre la Hongrie, on voit que notre possession de balle n’était pas bonne, explique la sélectionneuse sur le site de l’ASF. Nous avons travaillé sur ce point cette semaine et les déplacements de balle et les mouvements hors du ballon devraient être plus efficaces. Ce sera la clé.» «On va devoir élever notre niveau de jeu pour gagner ces deux derniers matches», rajoute Arfaoui.
Bachmann vise un 60e but
Malgré le manque de rythme dont va souffrir la Nati – et la Turquie -, l’entraîneuse suédoise pourra compter sur la Genevoise Smilla Vallotto et Ramona Bachmann, qui va chercher à inscrire son 60e but en sélection. Évoluant respectivement dans les championnats suédois et américains qui se jouent sur toute une année civile, elles n’ont pas de trêve estivale. «Je devrais peut-être prendre un peu plus de responsabilités, a confié la joueuse du Dash de Houston à l’ASF. Mais toutes les joueuses qui seront sur le terrain ou qui y entreront savent ce qu’il faut faire.»
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