Passer au contenu principal

ÉditorialLes trois pièges du vaccin

Enfin! Les 107’000 doses de vaccin de Pfizer livrées mardi à l’armée suisse nous font entrevoir l’après-coronavirus. Mais le combat sera long. Il faudra s’armer de patience avant qu’une part significative de la population reçoive les précieuses piqûres. La task force fédérale répète à juste titre que les sempiternels gestes barrières doivent rester ancrés dans nos habitudes. Croire la partie trop vite gagnée: tel est le premier piège du vaccin.

Lire aussi: Rebecca Ruiz fustige «Yaka Nantermod» sur les vaccins

Le deuxième, pour beaucoup d’entre nous, c’est de passer du scepticisme au complotisme. Non, cette course au vaccin n’a pas pour but d’engraisser les méchantes pharmas sur le dos des gentils citoyens. Si les concurrents parviennent à la ligne d’arrivée moins d’un an après son lancement, c’est grâce à l’alliance d’une recherche fondamentale de pointe, menée à la base pour combattre le cancer, et d’un effort industriel colossal.

«Une fois informé, chacun doit rester libre d’assumer ses choix.»

Les gouvernements ont injecté plus de 10 milliards de francs pour soutenir ce développement. Cela a permis d’accélérer les procédures de test comme jamais auparavant dans l’Histoire, sans pour autant sacrifier l’impératif de sécurité. Les premières personnes vaccinées sont aujourd’hui aussi surveillées que le sont habituellement les participants aux ultimes phases d’essais. Considérer ce partenariat public-privé comme une obscure machination est irresponsable.

Le troisième piège, ce serait d’ostraciser celles et ceux qui, en leur âme et conscience, refuseront de se faire administrer le sérum. Un économiste de la santé suggérait récemment de punir les «coronasceptiques» en les privant de soins intensifs. Ce serait pure folie. Une fois informé, chacun doit rester libre d’assumer ses choix. Au terme d’une année qui a vu nos libertés entravées comme jamais, c’est déjà une victoire.

107 commentaires
    Hugo Denker

    Cette querelle n'a pas de sens. Que ceux qui ont peur se fassent vacciner. Aux frais de la collectivité. Que ceux qui ont confiance en l'industrie pharmaceutique se fassent aussi vacciner. Toujours aux frais de la collectivité. Mais que l'on fiche la paix aux autres. Et qu'on nous laisse reprendre notre travail, parce qu'il va bien falloir payer pour toute cette folie...