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Élections municipales 2021Les Vert’libéraux veulent colorer la politique payernoise

Alternative au centre de l’échiquier politique, les Vert’libéraux annoncent qu’ils présenteront une liste en mars prochain et lancent ainsi la campagne.

Depuis 2011 et la fusion locale des libéraux et radicaux, Payerne vit sous le régime d’une double majorité PLR, avec quatre des cinq fauteuils à la Municipalité et 38 des 70 sièges au Conseil communal.
Depuis 2011 et la fusion locale des libéraux et radicaux, Payerne vit sous le régime d’une double majorité PLR, avec quatre des cinq fauteuils à la Municipalité et 38 des 70 sièges au Conseil communal.
JEAN-PAUL GUINNARD

La démarche va dans le sens d’une prise de conscience des thématiques environnementales. Alors que les Verts en rêvent, leurs «cousins» Vert’libéraux (PVL) annoncent cette semaine se présenter aux prochaines élections communales à Payerne. «Ce parti conjugue durabilité, innovation, économie dynamique et politique sociétale moderne, sans être dogmatique, c’est ce qui m’a séduit», explique Bertrand Sauterel, architecte en ville, engagé notamment dans l’association qui gère l’abbatiale.

Depuis 2011 et la fusion locale des libéraux et radicaux, Payerne vit sous le régime d’une double majorité PLR. Ce parti historique détient quatre des cinq fauteuils à la Municipalité et 38 des 70 sièges au Conseil communal, ne laissant que des miettes au Parti des socialistes et indépendants payernois (PSIP, 1 municipal et 19 sièges) et à l’UDC (13 sièges).

Former un groupe

Les Vert’libéraux entendent rebrasser les cartes aux deux niveaux. «Notre idée est de présenter quelqu’un à la Municipalité si une candidature cohérente se dessine et de décrocher au moins sept sièges pour pouvoir former un groupe au Conseil communal», reprend Bertrand Sauterel. Pour ce faire, une petite dizaine de partisans seraient déjà partants.

Et Jacques Henchoz, recalé par le PLR pour l’élection complémentaire à la succession Luisier au printemps 2020, à la Municipalité? «Il paraît que c’est un bruit en ville, mais il n’est pas membre de notre parti.» Qu’en pense l’ancien PLR? «Je n’ai eu aucun contact avec ce parti, mais je suis toujours la politique payernoise avec grand intérêt, même si je n’ai pris aucune décision pour 2021», répond celui qui a été municipal de 2011 à 2016.

«Ce parti conjugue durabilité, innovation, économie dynamique et politique sociétale moderne, sans être dogmatique.»

Bertrand Sauterel, architecte payernois, fer de lance des Vert’libéraux

Le nouveau parti constate notamment une désertification progressive du commerce en centre-ville et des lieux de rencontre. Il souhaite ainsi s’engager pour le commerce local et la qualité de vie, mais aussi sur les thématiques de la mobilité et de la gestion des énergies.

Gauche ambitieuse

Cette nouvelle arrivée a le mérite de lancer la campagne pour les communales 2021, les partis traditionnels ayant concentré leurs efforts en début d’année sur les élections complémentaires, suite au départ de la syndique Christelle Luisier au Conseil d’État. Le PSIP en avait profité pour ravir la syndicature au PLR. Doyen de fonction à la Municipalité, Eric Küng annonce qu’il sera de la partie en mars prochain. Et le parti se montre actif sur les réseaux sociaux.

«L’élection à la syndicature laisse entrevoir une opportunité d’améliorer nos scores.»

Nicolas Schmid, président du PSIP

«L’élection à la syndicature laisse entrevoir une opportunité d’améliorer nos scores. L’objectif serait d’aligner deux ou trois candidatures à la Municipalité, mais ce n’est pas évident de trouver les personnes adéquates», glisse le président Nicolas Schmid, qui se réjouit de la diversité amenée par le PVL. La stratégie sera finalisée le 20 novembre en assemblée, de même que le travail avec les Verts. «Le choix de déposer une liste ou deux listes apparentées sera tranché en fin de recrutement et nous allons aussi décider si la campagne sera menée en commun ou pas», ajoute le responsable.

Stratégies en cours à droite

À l’UDC aussi, on souhaite renforcer les positions. Une majorité des élus actuels sont prêts à briguer un nouveau mandat et d’autres noms vont s’y ajouter. Après deux tentatives infructueuses en 2016 et 2020, le parti devrait à nouveau briguer un siège à la Municipalité. «Nous avons des discussions avec différents profils. L’idée est de trouver notre fer de lance de campagne», commente le président Michaël Marguet, pas surpris de l’arrivée des Vert’libéraux. «On sait que la primaire du PLR pour la complémentaire de 2020 a créé des tensions», poursuit-il.

Nouveaux venus à Payerne, les Vert’libéraux se verraient bien entrer à l’Hôtel de Ville.
Nouveaux venus à Payerne, les Vert’libéraux se verraient bien entrer à l’Hôtel de Ville.
JEAN-PAUL GUINNARD

Justement, au PLR, il s’agit de défendre les quatre sièges municipaux, confirme le président Franck Magnenat, qui voit l’arrivée des Vert’libéraux comme «bonne nouvelle pour la démocratie payernoise», même s’il s’agit d’une concurrence dangereuse au centre droit. Le PLR aurait souhaité faire passer l’Exécutif à sept, mais a échoué.

Lundi, les élus André Jomini, Julien Mora, André Bersier et Édouard Noverraz annonçaient attendre l’assemblée du 30 novembre pour faire part de leurs intentions. Pourtant, il semble qu’ils avaient jusqu’à fin octobre pour se dévoiler au comité. Le dernier arrivé à l’Exécutif n’a toutefois pas vraiment caché qu’il souhaitait repartir pour un tour. Reste à savoir qui l’accompagnera, sachant que le parti semble vouloir renouveler ses cadres.

3 commentaires
    Pelot

    sac à dos, boîte de crayons de couleurs, sandales tresse aux cheveux...