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Technologie 5G à Yverdon-les-BainsLes Verts pas sur la même longueur d’onde que la Municipalité

La Ville ne met pas à l’enquête les modifications mineures d’antennes existantes. Le Canton ne les interdit pas, mais recommande la procédure publique.

La tour Bel-Air est l’un des bâtiments sur lesquels il semble prévu d’implanter une antenne 5G.
La tour Bel-Air est l’un des bâtiments sur lesquels il semble prévu d’implanter une antenne 5G.
OLIVIER ALLENSPACH – A

La Municipalité d’Yverdon fait-elle tout pour réduire le plus possible les risques potentiels pour la santé et l’environnement de la mise en œuvre de la technologie 5G et ses nouvelles fréquences sur son territoire? Les Verts locaux en doutent fortement à la lecture de la réponse donnée par l’Exécutif à la question adressée par Vassilis Venizelos début février. Le conseiller communal écologiste avait alors demandé si la Ville, suivant la recommandation du Canton, mettait systématiquement à l’enquête publique les modifications d’antennes dites mineures. Soit celles appelées «cas bagatelles», parce que n’engendrant pas d’augmentation de puissance d’une installation de téléphonie mobile déjà en place.

Procédures contre-productives

Pour rappel, le Canton interdit l’implantation de nouvelles antennes 5G tant que Berne ne mettra pas à disposition des Cantons des outils permettant de vérifier que ces installations respectent les valeurs limites en matière de rayonnement. Et il recommande aux Communes de mettre à l’enquête publique les cas dits «bagatelles». Ce qu’Yverdon ne fait pas. «En application de la LATC», précise la Municipalité dans sa réponse. L’Exécutif y explique d’emblée que ces projets font l’objet d’une demande préalable et sont de ce fait déjà examinés par l’État, via sa Direction générale de l’environnement. Et de préciser que le Canton est le seul organe techniquement compétent pour répondre à d’éventuelles questions ou oppositions. «Il s’agit donc d’éviter de surcharger ses services qui contrôlent déjà ces cas bagatelles. Et il est contre-productif d’ouvrir des procédures donnant lieu à de multiples oppositions, alors que celles-ci portent sur des questions sur lesquelles la Commune n’a aucune marge de manœuvre», argumente la Municipalité.

«Les Verts yverdonnois ont pris connaissance avec regret de la position molle de la Municipalité», écrivent-ils dans un communiqué diffusé jeudi. Par la bouche de leur chef de groupe, Younes Seghrouchni, et de Vassilis Venizelos, ils se disent surpris que la deuxième Ville du canton n’ait pas les ressources pour analyser de tels dossiers. «Et nous nous demandons pourquoi il n’a pas été décidé de se coordonner avec d’autres Communes pour développer de telles compétences.» Estimant, au nom de la transparence, que de tels projets devraient être soumis à l’enquête publique pour permettre à la population de s’exprimer, ils reviendront prochainement devant le Conseil communal sur le sujet.