Votre navigateur est obsolète. Veuillez le mettre à jour avec la dernière version ou passer à un autre navigateur comme ChromeSafariFirefox ou Edge pour éviter les failles de sécurité et garantir les meilleures performances possibles.

Passer au contenu principal

Soins vétérinaires à domicile
Des vétos sillonnent les routes pour prendre soin des animaux

Epesses, le 09 mars 2024, Andrea Pires et Bruno Henriques, tous deux "vétérinaires sur la Route" viennent à domicile pour soigner vos animaux de compagnie. ©Florian Cella/24H
Abonnez-vous dès maintenant et profitez de la fonction de lecture audio.
BotTalk

Allongé sur le canapé, Pouet entame sa quatrième sieste de l’après-midi. Paupières lourdes et babines détendues, il cale sa tête sur sa patte, prêt à sombrer. Mais voilà qu’Andrea Pires débarque, stéthoscope autour du cou et sourire aux lèvres. La vétérinaire s’approche du chat, pas tout à fait en confiance mais qui se laisse néanmoins caresser. Les choses se gâtent lorsqu’elle tente de vérifier l’état des dents du félin. Qui se met à feuler.

Mais Andrea Pires sait s’y prendre. Pouet se laisse amadouer, offrant son ventre à la spécialiste qui se dépêche de pratiquer un examen classique de médecine vétérinaire. «On les embête le moins longtemps possible et, comme c’est nous qui nous déplaçons, ils n’ont pas à faire de trajet en voiture ou en bus, ce qui effraie de nombreux chats», commente la véto qui travaille sans table spéciale, mais simplement en s’occupant de l’animal là où il a ses habitudes. «L’idée, c’est que la consultation soit la moins stressante possible pour eux.»

Sur la route

Bruno Henriques et Andrea Pires sont en couple et tous deux vétérinaires formés à Lisbonne. Les trentenaires ont choisi de venir exercer leur métier en Suisse, en cabinet puis à présent de manière nomade, parce qu’ils y avaient de la famille.

En 2022, il a lancé Vétérinaires sur la Route (www.vetsurlaroute.ch), un service de vétérinaires à domicile, en s’inspirant de ce qui se faisait déjà ailleurs, notamment au Portugal. Peu de temps après, elle l’a rejoint dans sa pratique itinérante du métier. Ils couvrent aujourd’hui les cantons de Vaud et de Genève, du lundi au samedi (de 9 à 19 heures, et les mardis et vendredi jusqu’à 21 heures). Les tarifs pratiqués sont semblables à ceux de n’importe quel cabinet, mais un supplément de 25 francs est ajouté à la note finale afin de couvrir le déplacement.

Epesses, le 09 mars 2024, Andrea Pires et Bruno Henriques, tous deux "vétérinaires sur la Route" viennent à domicile pour soigner vos animaux de compagnie. ©Florian Cella/24H

Chiens, chats et NAC

Andrea Pires prend en charge les chats, les chiens et également les NAC (les nouveaux animaux de compagnie), comme les lapins, rats, tortues ou serpents. Bruno Henriques s’en tient aux deux premières catégories. «Dans notre voiture, on a tout le matériel pour pratiquer les gestes habituels, indique-t-il. Et dans nos bureaux on a ce qu’il faut pour analyser par exemple les urines ou les selles. Nous envoyons les échantillons sanguins aux laboratoires avec lesquels nous travaillons.»

Vaccinations, problèmes digestifs, fièvres, allergies, troubles urinaires, puçages ou encore boiteries… Les motifs de consultations sont variés. «On fait un tri par téléphone pour s’assurer que l’animal n’est pas en danger imminent, qu’il n’y a pas de risque d’hémorragie, de fractures ou de détresse respiratoire, auxquels cas on les réfère tout de suite à une clinique vétérinaire. Nous n’intervenons pas pour des urgences vitales.»

Epesses, le 09 mars 2024, Andrea Pires et Bruno Henriques, tous deux "vétérinaires sur la Route" viennent à domicile pour soigner vos animaux de compagnie. ©Florian Cella/24H

Mourir à la maison

Les propriétaires d’animaux qui font appel aux Vétérinaires sur la Route ont en grande majorité entre 25 et 55 ans. «Les retraités ne représentent que 5%, ajoute Bruno Henriques. Les personnes qui font appel à nous trouvent aussi cela pratique de pouvoir télétravailler et, entre deux tâches, nous recevoir. Ils n’ont pas besoin de prendre leur voiture, trouver une place de parc et attendre en salle d’attente, c’est un gain de temps pour eux que ce soit nous qui nous déplacions.»

Andrea Pires et Bruno Henriques interviennent aussi régulièrement pour abréger les souffrances, «quand arrive le moment où il n’y a plus rien à faire et que leur petit protégé est si mal en point qu’un trajet ajouterait encore à ses douleurs». Ils se chargent également de la dépouille, selon les souhaits du propriétaire de la bête. «Pratiquer une euthanasie à domicile, là où l’animal a vécu, c’est faire bien plus que de le soulager, c’est le respecter.»