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École vaudoiseLes voyages d’étude auront lieu en Suisse en 2020 et 2021

Le DFJC veut soutenir le tourisme en Suisse et encourager les déplacements solidaires, durables et à l’impact climatique neutre.

Les écoliers vaudois redécouvriront les charmes de la Suisse, comme ici  à Betlis  dans la région du Walenstad     Photo: Patrick Martin
Les écoliers vaudois redécouvriront les charmes de la Suisse, comme ici à Betlis dans la région du Walenstad Photo: Patrick Martin
VQH

Venise, Londres ou Barcelone, c’est fini pour les écoliers vaudois qui choisissaient ces destinations prisées pour leurs voyages d’étude. Cap sur la Suisse! Dans un communiqué paru ce mercredi, le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) considère qu’il est «important de faire preuve de solidarité économique en soutenant le tourisme». Tous les établissements de la scolarité obligatoire et postobligatoire sont concernés par cette décision.

Le 28 février 2020, le DFJC prenait déjà la décision d’annuler et de proscrire tous les voyages d’étude et autres excursions scolaires à l’étranger dans le contexte de l’épidémie de Covid-19. «Pour les mois à venir, la situation demeure d’ailleurs incertaine sur les questions sanitaires et cela complique beaucoup la tâche des établissements et des classes qui préparent leurs voyages», estime le département de Cesla Amarelle.

7 millions de francs qui restent en Suisse

La décision de ne voyager qu’à l’intérieur des frontières n’a pas été prise que pour des raisons organisationnelles. Ainsi, elle permet de contribuer à relancer le secteur du tourisme suisse avec un potentiel de retombées estimé à plus de 7 millions de francs, rien que pour les établissements de formation vaudois. La conseillère d’État Cesla Amarelle a par ailleurs écrit à la Conférence suisse des directeurs de l’instruction publique (CDIP) pour inviter ses collègues des autres cantons à faire de même.

«Il est important de faire preuve de solidarité économique»

Le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture

Rester en Suisse permet aussi d’organiser des voyages à l’impact climatique plus modéré. «Les jeunes en formation sont nombreux à partager cette volonté et à inviter les autorités à poursuivre les réflexions dans ce sens. Avec eux, le Département peut ainsi questionner les habitudes de mobilité de ces voyages», avance le DFJC. À noter qu’un guide de voyage en Suisse sera édité à la rentrée par le département afin d’accompagner les enseignants dans la préparation de leur voyage.

Épalinges bannit les voyages en avion

À Épalinges, le conseil de direction des écoles primaire et secondaire a décidé pour sa part de bannir les voyages d’étude en avion. Sa décision, déjà approuvée par la Municipalité, conduite par le syndic Maurice Mischler (Verts), sera soumise à l’approbation du Conseil communal la semaine prochaine, lui qui avait adopté deux postulats sur le sujet en 2019. Le coût maximal par élève pour une durée de cinq jours reste plafonné à 500 francs. Au cas où l’usage d’un autre moyen de transport que l’avion devait entraîner un surcoût, seule une marge de 10% sera envisageable.

1 commentaire
    Philippe Leignel

    Bel exemple de « préférence nationale » dans la solidarité que Madame… Marine Le Pen n’aurait pas renié. Pourtant, je trouve, à titre personnel, que le « diktat » du Département ne va pas « assez loin » (c’est le mot !), si j’ose dire. De fait, pourquoi ne pas limiter les voyages à la première frontière atteinte, c’est-à-dire celle du canton, ce canton que bien des élèves lausannois (par exemple) connaissent si mal ? Le gaspillage énergétique dans les transports serait encore plus réduit et la solidarité régionale bien plus forte grâce la redistribution des budgets cantonaux consacrés aux voyages scolaires auprès de ceux-là mêmes, agents culturels et touristiques vaudois, qui les ont directement financés en tant que contribuables ! Voilà ce qu’on appelle un « circuit court » ou je ne m’y connais pas. Bon, bien sûr, pendant ce temps les élèves des écoles privées (et libres, c’est-à-dire immorales) continueront, eux (et elles), d'expérimenter des voyages ouverts sur le monde entier, hélas…