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Occupation illicite à La SarrazLes «zadistes» préparent un festival, le syndic sa riposte

La parcelle sur laquelle les militants du climat s’opposent à l’extension de la carrière d’Holcim se trouve à La Sarraz et non à Éclépens. La Commune, qui hérite dès lors du dossier, souhaite agir dans la sérénité.

Les «zadistes» de La Sarraz ont mis sur pied un festival prévu durant tout le week-end afin de renseigner le public sur leurs motivations, une initiative qui n’est pas du goût du syndic des lieux, Daniel Develey.
Les «zadistes» de La Sarraz ont mis sur pied un festival prévu durant tout le week-end afin de renseigner le public sur leurs motivations, une initiative qui n’est pas du goût du syndic des lieux, Daniel Develey.
Jean-Paul Guinnard

En place depuis une semaine sur la colline de la Birette, les militants du climat qui protestent contre l’extension de la carrière d’Holcim – prévue dès 2022 – ont passé les derniers jours à équiper leur camp, de nombreuses allées et venues ayant été constatées après le calme relatif des premiers jours. Le collectif organise en effet ce week-end un «minifestival» avec des conférences, une visite des lieux, de la musique et des repas chauds.

«Ces jeunes sont très sympas, mais ils cumulent les infractions jour après jour»

Daniel Develey, syndic de La Sarraz

En face, l’interlocuteur a changé de visage puisque les autorités concernées ne sont plus celles d’Éclépens mais de La Sarraz, la parcelle occupée – certes voisine de deux centimètres de la carrière – se situant dans la commune limitrophe. Syndic et député PLR, Daniel Develey prend les choses avec philosophie mais fermeté. «Ils sont sympas et polis, voilà ce qui ressort de ma première visite», raconte l’élu qui est tout de même en charge de faire régner l’ordre sur son territoire. «Il faut comprendre que de multiples acteurs vont entrer en jeu puisque les infractions se cumulent jour après jour, qui plus en cette période où la réglementation sur les rassemblements évolue sans cesse. Mais ces jeunes contreviennent à la loi sur les forêts, celle de l’aménagement du territoire avec leurs constructions qui prennent de l’ampleur et l’occupation d’une maison insalubre qui n’est pas la leur. Ça commence à faire beaucoup.»

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