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Premier semestre 2020L’espérance de vie aux Etats-Unis a chuté d’un an

Au premier semestre de l’année 2020, l’espérance de vie aux Etats-Unis a diminué d’une année. Les minorités ont été plus durement frappées.

L’espérance de vie aux Etats-Unis a chuté d’un an au premier semestre 2020, au début des ravages de la pandémie de Covid-19 (photo d’illustration).
L’espérance de vie aux Etats-Unis a chuté d’un an au premier semestre 2020, au début des ravages de la pandémie de Covid-19 (photo d’illustration).
AFP/Mario Tama/Getty Images North America

L’espérance de vie aux Etats-Unis a chuté d’un an au premier semestre 2020, au début des ravages de la pandémie de Covid-19, selon des chiffres préliminaires des autorités sanitaires américaines.

Les minorités ont été les plus frappées par cette baisse: les personnes noires ont perdu presque trois ans, les personnes hispaniques quasiment deux, ont indiqué jeudi les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC).

«Dans la première moitié de 2020, l’espérance de vie à la naissance pour toute la population américaine était de 77,8 ans, en baisse d’un an» par rapport à 2019, indique un rapport des CDC.

C’est le niveau le plus bas depuis 2006 pour toute la population, selon les autorités sanitaires.

Minorités plus frappées

La population noire a plus précisément perdu 2,7 ans d’espérance de vie au cours des six premiers mois de 2020 (passant de 74,7 à 72).

La population hispanique a elle perdu 1,9 an (81,8 à 79,9), et la population blanche 0,8 an (à 78 ans).

Les membres des minorités aux Etats-Unis, plus susceptibles d’occuper des emplois comme conducteur de bus ou de train ou de travailler dans les supermarchés, ont été particulièrement frappés par la maladie.

Les Afro-Américains comme les Hispaniques ont ainsi 2,8 fois plus de chances de mourir du Covid-19 que les personnes blanches, selon les autorités sanitaires.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché au monde par la pandémie de coronavirus en valeur absolue, avec plus de 490’000 morts.

AFPE

2 commentaires
    Stéphane DuPasquier

    Édifiant et très intéressant.

    On ne peut être que choqué par la corrélation "ethnicité"-espérance de vie (en et hors pandémie, d'ailleurs). Mais au moins, la présence des chiffres permet à tous de réfléchir à cette question, de l'affronter. Je trouve ça préférable au système français (vers lequel on est en train de glisser) qui préfère nier les problèmes en interdisant ce genre de statistiques.

    Il y a fort à parier que le facteur pertinent est en fait le niveau de vie (qui lui-même est notoirement corrélé avec "l'ethnicité" aux US).

    (L'espérance de vie (à la naissance) ne me paraît pas être le paramètre le plus parlant pour un événement qui ne couvre (en principe) que quelques années. En effet, cette pandémie n'aura probablement pas tellement d'influence sur la durée de vie des individus qui l'auront traversée jeunes. Si on parle de moyenne d'âge des décès, ça concerne explicitement la population actuelle, et c'est plus juste. Est-ce bien ce dont on parle ?)

    Le fait de parler de mortalité par tranche d'âge ou d'âge moyen des décès (comme ici, si je comprends bien) permet de faire un peu abstraction de la part des décès due à l'augmentation de la population ou à son vieillissement. On est alors étonné d'apprendre que selon ces critères, les états-unis avaient une mortalité comparable ou supérieure en 2006, année qu'on n'a pas retenue comme étant aussi dramatique que celle-ci sur le plan sanitaire.

    On ne s'est jamais intéressé autant à ces chiffres qu'aujourd'hui.