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La Une | Mercredi 16 octobre 2019 | Dernière mise à jour 23:19

Des préservatifs en Afrique pour «sauver» la Suisse….

Initiative EcopopCristina Gaggini, directrice romande d'Economiesuisse, estime qu'après le 9 février où on s'est tiré une balle dans le pied, on pourrait se tirer une balle dans la tête avec l'initiative d'Ecopop.

L'association Ecologie et Population (Ecopop) a déposé une initiative dont les conséquences sur la prospérité de la Suisse sont décriées.

L'association Ecologie et Population (Ecopop) a déposé une initiative dont les conséquences sur la prospérité de la Suisse sont décriées. Image: Keystone

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L’après 9-février ne fait que commencer. Respecter le verdict populaire tout en préservant la voie bilatérale relève de la quadrature du cercle. Et voilà qu’une initiative encore plus radicale s’approche à grands pas: «Halte à la surpopulation – Oui à la préservation durable des ressources naturelles». A lui seul, le titre en dit long sur les intentions du mouvement Ecopop. Une fois de plus, le bouc émissaire est tout trouvé : l’étranger.

La soi-disant recette me fait frémir: xénophobie et impérialisme. L’initiative propose en effet de réduire drastiquement le nombre d’étrangers résidant en Suisse et de diminuer la natalité dans les pays pauvres. Fermer les frontières et distribuer des préservatifs en Afrique, tel est le projet de société d’Ecopop. Du malthusianisme à l’état pur. On nage en plein cauchemar.

Notre prospérité en jeu

Chercher un quelconque lien avec la préservation des ressources naturelles ou l’amélioration de notre qualité de vie, vous n’en trouverez point! La problématique est réduite à un simple chiffre et à une politique colonialiste de restriction de la natalité à l’autre bout de la planète. Cette approche est rejetée par les Verts, le WWF ainsi que les experts en matière d’aide au développement et les organisations caritatives.

Les initiants ne se soucient guère de l’impact sur notre économie et partant, sur notre prospérité. L’initiative impose que l’augmentation de la population par le biais de l’immigration ne soit pas supérieure à 0,2%, soit 16'000 personnes par an. Comment ferons-nous tourner nos entreprises, hôpitaux et EMS? On ferme le pays, un point c’est tout. Leur initiative enfreint la libre circulation des personnes, et alors? Les initiants ne prêtent pas la moindre attention aux conséquences pour la voie bilatérale.

Le 9 février dernier, nous nous sommes tirés une balle dans le pied; évitons de nous tirer une balle dans la tête!

Cristina Gaggini a passé son enfance entre Genève et Lugano avant de s'installer à Lausanne. Titulaire d'une licence en sciences politiques, d’un diplôme fédéral supérieur de «Conseillère en relations publiques» et d’un diplôme de «Directeur de communication» du Sawi, elle a démontré son intérêt pour l'économie suisse en débutant son parcours professionnel à l'Osec Business Network Switzerland, qui a pour mission d'aider les PME suisses à développer efficacement leurs relations commerciales internationales. En novembre 2008, Cristina Gaggini rejoint Economiesuisse et en est la directrice romande depuis le 1er avril 2009.

Créé: 02.05.2014, 12h34

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