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Expérimentation animale : Nécessité réduite par le progrès technique !

Aujourd'hui de nombreux animaux sont utilisés pour l'expérimentation animale, que se soit pour tester des produits toxiques, des nouveaux médicaments ou établir des diagnostics. Le seul problème c'est que l'homme n'est pas un rongeur.

Dans une étude (1), les propriété cancérigènes de substances ont été comparées sur des rats et des souris. 46% des substances testées étaient carcinogènes chez les rats mais pas chez les souris ou inversement. Ceci pose la question de la validité d’une extrapolation à l'homme lorsque les résultats ne sont déjà pas les mêmes entre une souris et un rat ?

Dans une autre étude menée en 1983 sur 19 substances notoirement cancérigènes pour l'être humain, comme le dichlorovos et le lindane, sept seulement ont provoqué un cancer chez des rongeurs, soit un taux d'erreur de 63% ! Il a aussi été démontré que les humains sont 300 fois plus sensibles à l'amiante que les rats. L'effet cancérigène de l'amiante a été finalement découvert par des études menées sur des travailleurs en contact avec ce matériau. A l'inverse, la saccharine a été classifiée à tort pendant deux décennies comme étant cancérigène parce que des rongeurs mâles avaient développé un cancer de la vessie avec cette substance. De nombreuses études faites sur la population n'avaient nullement établi le risque de cancer pour cet édulcorant. Malgré cela, l'administration américaine en charge de la santé publique, la FDA, a exigé qu'une mise en garde figure sur les emballages de saccharine. Ce n'est qu'en l'an 2000 que l'erreur a été admise.

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