24 heures, l'actualité en direct: politique, sports, people, culture, économie, multimédia
La Une | Vendredi 22 novembre 2019 | Dernière mise à jour 17:00

Mon bébé, mon dictateur

Merci qui?Rester femme et épouse en devenant mère. Tel est le défi auquel la majeure partie des femmes sont confrontées. L'arrivée de bébé bouscule bien des principes sur lesquels on ne pensait pas s'asseoir un jour.

Image: DR

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Quand j’ai eu mon premier enfant, je me suis juré que non, jamais, ô grand jamais, mon sac à langer ne deviendrait mon sac à mains. Il ne fallait pas tout mélanger. Je resterai femme avant que d’être mère. Une trousse de toilettes avec quelques couches glissée dans le sac à mains ferait l’affaire.

Je me suis aussi juré que nous resterions un couple et que nous ne serions pas que des parents. Quelques mois plus tard, nous nous appelions réciproquement entre nous «papa», maman». «Et papa, il a passé une bonne journée?», je me surprenais à demander en passant la porte le soir.

Adieu les soirées arrosées!

Je me suis aussi juré que c’est l’enfant qui s’adapterait à notre vie et non l’inverse. Et puis j’ai refusé ma première invitation à souper un soir, parce que je n’avais pas de baby-sitter sous la main et qu’il était hors de question de traîner un nouveau-né hors de chez lui, pour lui infliger le joyeux brouhaha nocturne d’une fine équipe rapidement alcoolisée.

Puis bébé a grandi, il s’est mis à remuer dans tous les sens. D’abord au sol puis debout. Un jour, il s’est ouvert la lèvre en ripant sur ma super table basse en verre trempée que m’avait offerte ma mère à Noël dernier. Je me suis donc résignée à mettre d’affreuses protections Ikea (Patrull, 6 francs les 8) aux 4 angles de ladite table. Au bout de quelques jours, l’adhésif desdites protections d’angle décollées finissait de gâcher mon verre trempée.

Adieu ma table rectangulaire

J’ai carrément dû me résigner à changer de table. Adieu ma table rectangle, place à une table basse ronde, a priori dénuée de tout risque. Avec toujours la même exigence : qu’elle comporte une étagère, en-dessous, pour supporter tous les magazines hebdomadaires, mensuels, bimestriels, trimestriels et annuels que mon mari et moi lisons à longueur d’années.

La nouvelle table est arrivée. L’ancienne super-table-en-verre-trempé-que-ma-mère-m’a-offerte-à-Noël-dernier est remisée au grenier. On se laisse une chance de la ressortir pour quand bébé sera grand. Finalement, on se console: la nouvelle table n’est pas si mal. Elle prend moins de place.

Mais bébé grandit. Maintenant, ce qui l’amuse, c’est de déchirer à cœur joie tout ce qui ressemble de près ou de loin à du papier. Il n’a que faire du dernier Hebdo que je n’ai pas encore lu, sans compter le Bilan que je m’étais mis de côté. Tout part en lambeaux et bébé rigole tandis que je m’arrache les cheveux.

Adieu les boucles d'oreilles!

D’ailleurs, en parlant de cheveux, je suis récemment passée au court. Très court. C’est plus simple, avec bébé qui tire tout le temps les cheveux. Je suis aussi sur le point de renoncer définitivement à me parer de tout collier ou boucles d’oreilles, trop tentants à tirer pour bébé… La dernière fois, j’ai bien cru que j’y laissais mon oreille.

Et moi qui m’étais juré de rester femme avant que d’être mère, d’être épouse avant que d’être maman, et de ne pas complètement m’oublier au profit de mes enfants, me voici sans magazines à dévorer une fois que «maman» est rentrée, sans bijoux de femmes à faire tinter, sans cheveux à coiffer, mais avec un sac à mains. Ça, j’ai résisté. Il ressemble à un baluchon avec tout ce qu’il faut dedans pour bébé mais c’est un sac à mains. Pas un sac à langer.

Journaliste depuis 10 ans, Marion a repris la responsabilité éditoriale des Quotidiennes depuis que ce blog a été "rapatrié" sur le site internet de la Tribune de Genève et de 24 Heures. Polyglotte, mordue d'actualité et passionnée par l'écriture, Marion est par ailleurs maman d'un enfant en bas âge et compte bien nous faire partager ses (més)aventures de jeune mère.

Créé: 05.02.2014, 12h14

Articles en relation

Les premières Dames vous souhaitent une bonne année!

Officieuses Elles ne sont pas élues, mais leurs responsabilités sont parfois énormes, sans être reconnues. Les premières Dames ne devraient-elles pas disposer d’un budget officiel pour exercer leur rôle qui s’impose de facto? Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.