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La Une | Mardi 12 novembre 2019 | Dernière mise à jour 01:59

Les premières Dames vous souhaitent une bonne année!

OfficieusesElles ne sont pas élues, mais leurs responsabilités sont parfois énormes, sans être reconnues. Les premières Dames ne devraient-elles pas disposer d’un budget officiel pour exercer leur rôle qui s’impose de facto?

«Friedrun Sabine interprète le rôle comme certainement aucune autre avant elle en Suisse. Jamais par exemple une femme de conseiller fédéral n’a autant accompagné son mari dans ses déplacements à l’étranger», note <i>L'Illustré</i> à propos de la femme du président de la Confédération.

«Friedrun Sabine interprète le rôle comme certainement aucune autre avant elle en Suisse. Jamais par exemple une femme de conseiller fédéral n’a autant accompagné son mari dans ses déplacements à l’étranger», note L'Illustré à propos de la femme du président de la Confédération. Image: Keystone

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Elles distribuent les bons vœux dans l’ombre de leur chef d’Etat de mari. Serrent tout autant de paluches qu’eux. Se voient coller des bises qui finissent par gommer leur maquillage. Les premières Dames accompagnent, physiquement ou moralement, leur mari dans leur premier marathon de l’année : les vœux télévisés, les vœux officiels à la population, les vœux au gouvernement, les vœux à la presse, etc. Pour cela, elles prennent de leur temps et de leur énergie, sans attendre aucun retour.

Or, comme le préconise Cécilia Attias, ex-première Dame de France, dans son livre paru à l’automne «Une envie de vérité» , ne devrait-il pas y avoir un statut pour la première Dame ? Elle écrit: « Mon bureau était rempli de dossiers. Et de courriers. Je recevais en effet quotidiennement un nombre impressionnant de lettres. [...] Nos concitoyens attendent de la Première Dame qu’elle ait une fonction d’assistance et de recours. Et s’ils s’adressent à elle, c’est parce qu’ils la croient dotée de plus de pouvoir que le ministre directement concerné par leur problème. Je ressentais donc comme un devoir impérieux de répondre à chaque demande, la plupart du temps en indiquant vers quel service elle avait été orientée puisque je ne détenais par moi-même aucun pouvoir de décision […] Tout cela demandait un énorme travail.»*

Michelle Obama mieux lotie

Mais pour réaliser ce travail, aucun statut ni budget en France, contrairement aux Etats-Unis où Michelle Obama, bien que n’ayant pas de statut officiel, dispose d’un cabinet et d’un budget. «Ce qui lui permet d’agir et de servir son pays à l’intérieur d’un cadre officiel», ajoute Cécila Attias dans ce même livre. Valérie Trierweiler, actuelle première Dame de France, pense exactement le contraire : «Il n’y a nul besoin de créer un statut », a-t-elle assuré dans une interview à « Ouest France » en juin 2012.

En France, comme ailleurs, la première Dame a une fonction de « représentation ». Celle qu’on attend de toutes les premières Dames: des talents de pot de fleurs irréprochables, des tenues sans faute de goût pour les photos (ou pire, pour les paparazzis) -un exercice que Sabine Friedrun Burkhalter a réussi avec brio- et bien sûr, les attributs classiques de l’épouse idéale étalés au grand jour. On leur affecte cinq (pour Valérie Trierweiler) à huit collaborateurs (pour Carla Bruni-Sarkozy) à bien plaire. Vingt-mille euros mensuels hors charge pour l’actuelle (25'000 francs), contre 60'000 (75'000 francs) pour la précédente.

Elles aiment un homme et se retrouvent contrainte à jouer les femmes parfaites, sans droit à l’erreur. Rares sont celles qui se rebellent. La première Dame bulgare, Iouliana Plevnelieva, épouse de Rossen Plevneliev, a osé : elle boycotte toutes les cérémonies officielles. A commencer par l’investiture de son mari. Même sa visite officielle aux Etats-Unis. « J’ai à mes côtés une femme moderne digne de ce nom » se défend régulièrement le chef de l’Etat. Après tout, pourquoi pas ?

*Cécilia Attias, Une envie de vérité, éditions Flammarion, Paris, 301 pages

Journaliste depuis 10 ans, Marion a repris la responsabilité éditoriale des Quotidiennes. Battante sans pareil, elle est engagée pour les conditions de travail des journalistes aux côtés de la plus grande organisation professionnelle de Suisse, impressum, en tant qu'administratice de l'Association genevoise des journalistes. Polyglotte, Marion est interprète communautaire bénévole pour les migrants arrivant à Genève. Mordue d'actualité et amoureuse des mots, Marion est par ailleurs maman d'un enfant en bas âge et compte bien nous faire partager ici ses (més)aventures de jeune mère.

Créé: 09.01.2014, 14h18

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