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La Une | Jeudi 2 avril 2020 | Dernière mise à jour 21:25

Wawrinka en finale à Melbourne. Stantastique!

Coup de griffeStan The Man, Iron Stan, Stanimal, Stanator, le fan manque de mots pour qualifier l’exploit historique de Wawrinka, qui se hisse dans sa première finale de Grand Chelem après la bagatelle de 36 tentatives infructueuses.

Stanisla Wawrinka a décroché sa première place en finale d'un Grand Chelem.

Stanisla Wawrinka a décroché sa première place en finale d'un Grand Chelem. Image: AFP

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Eh oui, n’oublions pas qu’un Vaudois, c’est lent… Bon d’accord, je trouve franchement pas mal ce qu’il vient de réaliser... Même si, dans le fond, il a saigné à blanc Djoko le vampire un rien à court d’hémoglobine, avant de terrasser un Berdych aussi fantasque que fébrile.

En outre, la performance se révèle on ne peut plus logique. Vu qu’on le considère depuis un an comme la huitième merveille de la planète tennis, il était temps qu’il se montre à la hauteur de sa réputation.

Parce que mine de rien, la coqueluche de la raquette est devenue temporairement numéro un helvétique. Certes, Stanislas prétend qu’il s’en balance d’eventuellement coiffer Federer à l’issue des joutes australiennes. «Je serai toujours derrière lui», remarque-t-il modestement. Il n’empêche que ça doit le titiller, lui qui a toujours nourri à l’égard du king le complexe du compatriote. A l’image d’un Ferrer envers Nadal ou d’un Tipsarevic envers Djokovic.

Les Français vont se l'approprier

Aujourd’hui en revanche, il fait l’unanimité, la une, le buzz et j’en oublie. Y compris chez les Français. Ils le trouvent tellement exceptionnel qu’ils l’ont carrément adopté. Cela ne m’étonnerait d’ailleurs pas qu’un de ces jours, ils lui découvrent une grand-tante par alliance du côté de la cousine éprouvette du parrain de son arrière petit-fils. Histoire de se consoler de leurs misères.

Revoir un des beaux échanges du match:

Il faut reconnaître que les malheureux en ont gros sur la patate, avec le gigantesque naufrage de leur armada dont ils ne cessent de louer la quasi invincibilité. A vingt, les deux sexes confondus, que les Tricolores avaient débarqué au pays des kangourous.

L’espoir chevillé au corps, commentateurs, consultants et autres experts hexagonaux attendaient ainsi que l’un d’eux touche enfin à nouveau le Graal. Car au risque de me répéter, je vous rappelle qu’ils avalent couleuvres sur couleuvres dans les Grands Chelems depuis la victoire de Yannick Noah à Roland Garros il y a… 31 ans !

Mais hélas, ils sont maudits. Alors qu’ils se tapaient follement sur le ventre à l’antenne et bramaient à s’en faire péter les cordes vocales derrière leur micro à l’idée exaltante que neuf de leurs pur-sang avaient rallié le troisième tour, un record, ne voilà-t-il pas qu'ils s’effondraient de conserve telles de vieilles rosses fourbues aux portes des quarts de finale. Avouez que ça la fiche mal.

La peur de Rodgeur

En revanche côté suisse, on surfe sur un pourcentage d’enfer avec quatre représentant(e)s au départ et une possibilité unique de parvenir au 100 % côté masculin, si d’aventure Federer s’offrait demain le luxe de rejoindre son pote au sommet. Pour cela, il lui faudra s’adjuger les oreilles et la queue du taureau espagnol. Pas une sinécure. Bien que diminué physiquement, Nadal le cannibale résiste farouchement. Et on sait qu’il n’y a rien de plus dangereux qu’une bête blessée.

Raison pour laquelle Sa Grâce, sous pression depuis le début du tournoi avec ce brave Stan qui ne lui lâche pas les baskets façon pitbull, pourrait faire foirer cette finale helvétique, là encore historique, en s’inclinant piteusement devant l’ogre ibère. Aussi infamant qu’inimaginable. Dès lors, je ne vous raconte pas si Rodgeur qui nous a rejoué une énième fois le sphinx renaissant de ses cendres doit, le trouillomètre à zéro, se ronger sauvagement les ongles jusqu’au sang en attendant le verdict du court. Et moi avec!

Edmée Cuttat, journaliste, a été rédactrice en chef adjointe de la Tribune de Genève pendant 15 ans, quotidien au sein duquel elle a aussi dirigé de nombreux magazines culturels. Fan de cinéma et également férue de sport, elle en aime plus particulièrement l’aspect psychologique et sociologique. Sorte de caricaturiste de la plume, elle parle de sport en grossissant le trait, à travers des coups de griffe qu’elle réserve aux stars notamment du football et du tennis.

Créé: 23.01.2014, 18h05

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