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Hauts des DiableretsL’État ne veut pas d’enquête sur la débâcle d’Isenau

Le Canton savait que le plan indispensable au futur de la région violait le droit fédéral sur la protection des marais: la défaite au Tribunal fédéral était prévisible. Mais il refuse d’investiguer sur ce qui s’est passé.

En 2017, l’ancienne conseillère d’État Jacqueline de Quattro se trouvait sur le bas marais protégé de Retaud. Les limites de protection des marais ont fait capoter le plan d’aménagement d’Isenau.
En 2017, l’ancienne conseillère d’État Jacqueline de Quattro se trouvait sur le bas marais protégé de Retaud. Les limites de protection des marais ont fait capoter le plan d’aménagement d’Isenau.
JEAN-BERNARD SIEBER/ARC

Le plan régional qui doit encadrer l’avenir environnemental et touristique de la région d’Isenau, dans les hauts des Diablerets, est remis sur l’établi. Ainsi en a décidé le Tribunal fédéral le 28 septembre 2020. Le dossier d’aménagement développé par la Commune d’Ormont-Dessus, validé par l’État de Vaud sous la signature de l’ancienne conseillère d’État Jacqueline de Quattro, ne respectait pas les limites de protection de l’inventaire fédéral des bas marais préservés au niveau national par la volonté des citoyens suisses. Le peuple avait voté dans ce but en 1987 (Initiative de Rothenthurm).

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