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Portrait d’Anne Weill-LévyL’ex-magistrate aime recueillir les «mal foutus»

L’écologiste et ancienne membre de la Cour des comptes cultive sa passion pour les chiens abandonnés. Avec sa pensée qui va à 100 à l’heure.

Passionnée de cynologie, Anne Weill-Lévy vit avec treize chiens, dont Hercule (à g.) et Léontine (à d.).
Passionnée de cynologie, Anne Weill-Lévy vit avec treize chiens, dont Hercule (à g.) et Léontine (à d.).
Chantal Dervey

Quand le petit yorkshire récupéré en Espagne débarque à la cuisine, il avance vraiment cahin-caha. Son épilepsie et sa tendance à boiter l’empêchent même de monter les escaliers. Il vient se poser à côté du spitz nain orange, recueilli après un abandon et couché là depuis une heure. Plus loin, la chatte écaille de tortue, «qui se fâche facilement», trône sur son fauteuil personnel, camouflée dans l’ombre. Et ailleurs dans la maison il y a encore neuf autres chiens, presque tous «récupérés un peu partout».

«J’aime m’occuper des mal foutus, qu’ils soient bipèdes ou quadrupèdes», explique d’emblée Anne Weill-Lévy. D’ailleurs l’ancienne magistrate de la Cour des comptes a renoncé à compter le nombre qu’elle a recueilli depuis «Woodstock», un bâtard de la SPA, dans les années 1970.

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