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Portrait d’Elie BernheimL’horloger se penche sur le tourbillon des sentiments

Loin d’un fils à papa, l’héritier de la maison Raymond Weil, 40 ans, fusionne ses passions au premier roman, «Table pour trois à New York». Pile à l’heure.

Elie Bernheim, directeur dans la haute horlogerie, violoncelliste surdoué et jeune romancier, dans sa cuisine.
Elie Bernheim, directeur dans la haute horlogerie, violoncelliste surdoué et jeune romancier, dans sa cuisine.
Lucien FORTUNATI

À 40 ans, Elie Bernheim estime qu’il était temps pour lui de publier. Avec un premier roman insolite, l’héritier de la dynastie Raymond Weil se dit enfin en phase avec des aspirations littéraires qui le tenaillent depuis l’enfance. Le Genevois fait remonter ce défi à un rituel instauré par sa mère, «aussi loin qu’il s’en souvienne». Ainsi, à chacun de ses anniversaires, elle lui offre un tome de la Pléiade. «Pas forcément le cadeau rêvé pour un enfant…» L’image du gosse de riche élevé dans la soie et la délicatesse du papier bible prête à sourire. «J’ai apprécié cette coutume sur le tard, j’en ai retenu l’importance de la transmission, plus que le signe d’un milieu privilégié. D’ailleurs, devenu moi-même parrain, je perpétue à mon tour cette tradition.» Fils à papa, lui? Le cliché ne résiste guère, que l’écrivain prend d’ailleurs un malin plaisir à dégommer dans «Table pour trois à New York».

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