Votre navigateur est obsolète. Veuillez le mettre à jour avec la dernière version ou passer à un autre navigateur comme ChromeSafariFirefox ou Edge pour éviter les failles de sécurité et garantir les meilleures performances possibles.

Passer au contenu principal

Vie des femmes en 1971Libres de voter, mais enchaînées sur tant d’autres aspects

Une image (de 1968) montrant un homme sortir d’un local de vote à Zurich pendant que sa femme l’attend avec leurs enfants. La femme aura beau accéder au suffrage sur le plan national en 1971, elle restera dépendante du bon vouloir de son mari sur nombre de points.

Prétéritées dans leurs études par rapport aux garçons

Autorisation du mari pour ouvrir certains comptes jusqu’en 1988

«J’alimentais un compte épargne pour mon fils avec le maigre revenu gagné en créant des mots croisés. Le jour où j’ai voulu retirer de l’argent de ce compte pour lui acheter un anorak, le banquier m’a demandé si j’avais la signature de mon mari. J’ai piqué une de ces colères!»

Simone Chapuis-Bischof, militante, bientôt 90 ans

Autorisation du mari pour exercer une activité indépendante jusqu’en 1988

Inégalités professionnelles

«Pour un emploi à l’État du Valais à la fin des années soixante, on m’a préféré un candidat qui avait fait des études en sciences sociales comme moi, mais sans obtenir la licence. Et il ne possédait même pas l’expérience pratique requise, que j’avais acquise parallèlement à mes études.»

Gabrielle Nanchen, l’une des 12 premières femmes élues au Parlement fédéral en 1971
Une publicité figurant dans un prospectus distribué à l’Expo: à l’époque, la femme est encore reléguée au foyer. Jusqu’en 1988, elle n’aura pas le droit d’avoir une activité indépendante sans l’accord de son mari, ni d’ouvrir un compte (à moins qu’il ne serve à recueillir son salaire d’employée).

Le mari décidait du domicile et exerçait la «puissance paternelle»

Perte du nom et de la nationalité

«On en est à peu près revenus à la situation d’avant 1988, car très peu d’hommes prennent le nom de leur femme.»

Denis Piotet, professeur de droit civil à l’UNIL

Selon la loi, le viol conjugal n’existait pas

«Avec l’émancipation des femmes, des infractions (comme des formes de harcèlement de rue ou de harcèlement au travail) ont disparu du Code pénal car le législateur a pensé qu’elles pouvaient se protéger seules, mais ces problèmes sont toujours là.»

Camille Perrier Depeursinge, professeure de droit pénal à l’UNIL
6 commentaires
Trier:
    Nicole

    Mais j'ai le droit de demander une dérogation afin que quelqu'un d'autre signe à la place de mon ex-mari. J'ai aussi mon assurance LAMAL qui "ne peut pas" détacher les enfants de mon contrat jusqu'à leur majorité. C'est à additionner au contributions d'entretien. Je sois lui payer sa maison aussi. Mais sans sa signature pour mon passeport... c'est compliqué. La juge m'a dit : "au nom de l'égalité".