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SuisseL’immigration illégale reprend avec l’ouverture des frontières

Les chiffres des entrées illégales en Suisse sont repartis à la hausse avec l’ouverture des frontières au sein de l’espace Schengen et après le retour au régime frontalier d’avant la situation extraordinaire liée au coronavirus.

L’immigration avait chuté après la réintroduction des contrôles aux frontières et l’interruption du trafic international.
L’immigration avait chuté après la réintroduction des contrôles aux frontières et l’interruption du trafic international.
KEYSTONE

Les entrées illégales de migrants et les activités des passeurs ont augmenté depuis l’assouplissement des contrôles aux frontières le 16 mai dernier. Elles restent toutefois inférieures à leur niveau d’il y a une année.

La baisse est de 53% dans le domaine du séjour illégal et de 30% pour les activités des passeurs, indique jeudi l'Administration fédérale des douanes (AFD). Après l’ouverture des frontières au sein de l’espace Schengen lundi et après le retour au régime frontalier d’avant la situation extraordinaire liée au coronavirus, les chiffres devraient à nouveau se rapprocher de ceux de 2019, précise l’AFD.

Selon elle, la réintroduction des contrôles aux frontières, l’interruption du trafic international par bus, train et par avion ainsi que la fermeture d’environ 130 petits postes frontières dans toute la Suisse ont dans les faits empêché les migrants qui se trouvaient déjà en Europe de poursuivre leur voyage.

Le double en un mois

Avec les premiers assouplissements des mesures à la frontière, entrés en vigueur le 16 mai 2020, les mesures de canalisation pour l’Allemagne et l’Autriche ont été levées. Parallèlement, les contrôles aux frontières intérieures n’étaient plus systématiques, mais basés sur les risques et les situations.

Ces assouplissements se reflètent dans les chiffres de migration pour le mois de mai, souligne l’AFD: ils ont ainsi augmenté entre avril et mai dans les domaines du séjour illégal, des activités des passeurs dans le trafic des migrants ainsi que des rapatriements dans les Etats voisins.

Le nombre d’entrées illégales est passé de 215 en avril à 461 en mai. En mai 2019, on en dénombrait encore 988. L’AFD a totalisé 21 activités de passeurs présumés le mois passé, contre 10 en avril et 30 en mai 2019. Quant aux rapatriements vers d’autres Etats, on en dénombrait 159 en mai, contre 63 en avril et 432 il y a une année.

ATS/NXP