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ÉditorialL’impunité de Melius doit cesser

La question, elle n’est pas vite répondue concernant Melius, cette société de trading basée à Dubaï. Dans l’œil du cyclone cet été après le buzz du Vaudois Jean-Pierre Fanguin et de sa célèbre réplique qui maltraite la grammaire, l’entreprise aujourd’hui rebaptisée Be Factor est dans le viseur de l’Autorité des marchés financiers, au Québec.

La structure n’est pas passée inaperçue, grâce à un travail de cybersurveillance. Contre paiement, elle propose en ligne des «formations» au sujet de la cryptomonnaie et du marché des devises. Pour maximiser leurs gains, les participants recrutent de nouvelles personnes. Qui engageront à leur tour des bleus, et ainsi de suite. Jusqu’à devenir Bill Gates ou… Bernard Madoff.

«Malgré la honte de vous être fait avoir, allez voir les autorités pour leur faire savoir que vous êtes victimes d’une arnaque.»

Melius – ou Be Factor, peu importe son nom – ressemble en effet furieusement à un schéma de Ponzi. En mars, nous vous expliquions déjà le mode opératoire de la société, alors qu’elle prenait dans ses filets de nombreux Vaudois.

Les mois passent et du côté du Secrétariat d’État à l’économie, on ne réagit pas. Ou si peu. On indique qu’on ne peut pas dire si un système pyramidal viole la loi. On ira en justice si des pratiques commerciales déloyales portent atteinte aux intérêts économiques de beaucoup de gens. Mais attention, on ne dispose d’aucun pouvoir d’enquête.

Alors, aux crédules qui ont cru pouvoir facilement devenir multimillionnaires depuis leur lit: malgré la honte de vous être fait avoir, allez voir les autorités pour leur faire savoir que vous êtes victimes d’une arnaque. Avant de vous-même devenir potentiellement coupable en embauchant des pigeons dans une tentative maladroite de vous refaire, au nom d’une combine dont les conséquences peuvent s’avérer dramatiques.

9 commentaires
    Miccc

    Il faut créer une base légale pour attaquer les Jean-Pierre Fanguin en justice et les éradiquer de notre société.

    Sans ces petits guignols ces sociétés n’existeraient pas.