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ÉditorialL’inconnue verte à Lausanne

Ils sont 26 à briguer un siège à la Municipalité de Lausanne le 7mars prochain. Mais seuls le PLR, les Verts, les socialistes et le POP ont la force électorale pour y prétendre réellement. Ce qui réduit l’équation à neuf candidats papables. Sans faire insulte aux autres. Et les chances de voir basculer la Ville à droite ce printemps sont nulles, de l’aveu même du camp bourgeois, qui va tenter de décrocher un deuxième siège sur les sept que compte l’Exécutif lausannois. Le suspense ne paraît donc pas insoutenable en vue de cette échéance électorale.

À y regarder de plus près, l’attitude des Verts pimente quand même un peu la partie. En décidant de partir avec trois candidats, seuls de leur côté, les écologistes injectent une dose d’incertitude dans ce scrutin communal. Eux-mêmes ne semblent pas trop savoir dans quoi ils s’embarquent.


Cette stratégie a déjà le mérite d’assurer un ballottage quasi général après le premier tour. Puisque les candidats de gauche ne pourront pas bénéficier du cumul des listes, comme par le passé. Cela promet de solides négociations à l’entre-deux-tours.

Plus généralement, le comportement des Verts intrigue. Les autres partis les regardent revendiquer un troisième siège avec deux novices, peu connus, aux côtés de la sortante Natacha Litzistorf. La mollesse de leur campagne étonne, ou amuse, c’est selon.

Les Verts, eux, se demandent si l’élan écologiste des Fédérales de 2019 va se concrétiser lors de ce scrutin communal ou si la crise du Covid a relégué la question climatique au deuxième rang des préoccupations des électeurs.

Les réponses sortiront des urnes dans trois semaines. Au-delà du microcosme lausannois, elles donneront le la des prochaines échéances électorales. Si les Verts parviennent à poursuivre sur leur lancée, ils pourraient se montrer très ambitieux lors des élections cantonales de 2022. Un coup d’arrêt renverrait les écologistes à leur statut de partenaire junior des socialistes.

5 commentaires
    £

    Il faut cesser avec la rhétorique des compétents verts qui semblent croire avoir tout compris de l'écologie.

    Une politique de protection de l'environnement doit être totalement libre de toute idéologie.

    Quant les verts feront de l'écologie et non de l'écologisme, nous auront fait une grande avancée.

    Mais attendant, rendre la vie impossible aux automobilistes, aux pendulaires et j'en passe montre que les élus verts sont totalement hors sol et déconnecté de la réalité.