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SuisseL’interdiction de lire le journal du resto fâche

Les établissements publics qui viennent de rouvrir ne permettent plus à leurs clients de lire le journal. Les médias montent aux barricades.

Impossible pour l’heure de lire son journal favori au restaurant, malgré la réouverture des établissements publics lundi.
Impossible pour l’heure de lire son journal favori au restaurant, malgré la réouverture des établissements publics lundi.
KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Des médias déplorent l’interdiction de lire un journal dans les établissements publics qui viennent de rouvrir. La mesure, visant à prévenir la transmission du Covid-19, pénalise davantage encore une presse écrite qui souffre déjà.

La disparition des journaux des restaurants et bars, en dépit de leur réouverture lundi, est dénoncée par Patrick Vallélian, directeur général de Sept.ch, société éditrice du site sept.info et du magazine-livre Sept mook. «Si ce n’est pas le coup de grâce, cela y ressemble furieusement», écrit-il mardi dans un communiqué.

Patrick Vallélian mentionne une «situation catastrophique pour une branche déjà dévastée par la chute des revenus publicitaires». Ce d’autant plus que l’impossibilité de lire le journal du bistrot pourrait durer des mois, au moment où les éditeurs saluent le besoin de la population d’être informée.

Fâcheux

«La situation est fâcheuse, elle constitue une douche froide», a expliqué à Keystone-ATS Serge Gumy, rédacteur en chef du quotidien fribourgeois La Liberté. Selon lui, ce manque à gagner vient prolonger une situation qui prévalait depuis la mi-mars et la fermeture des restaurants et bars.

Les établissements publics avaient dans un premier temps suspendu leurs abonnements, relève Serge Gumy, et confirment aujourd’hui cette décision. La mesure de protection de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) atténue ainsi l’effet positif provenant de la hausse du nombre d’abonnements constatée depuis le début de la crise.

À noter qu’il est bien sûr possible de lire son propre journal devant un café au bistrot du coin. Seuls les exemplaires à usage collectif sont proscrits. (nxp/ats)