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Violence conjugale à YverdonL’irresponsabilité du tueur, un fait dur à admettre pour la famille

Un expert pose un diagnostic de trouble mental sévère qui aurait privé de volonté l’homme qui a tué sa compagne, mère de trois enfants, le 15 novembre 2018. Il échapperait à une peine de prison. Les proches contestent.

Le meurtre d’une femme de 31 ans, mère de trois enfants, par son compagnon, le 15 novembre 2018, avait provoqué une vive émotion à Yverdon-les-Bains.
Le meurtre d’une femme de 31 ans, mère de trois enfants, par son compagnon, le 15 novembre 2018, avait provoqué une vive émotion à Yverdon-les-Bains.
JEAN-PAUL GUINNARD

Le 15 novembre 2018, à 7 h 30, Carole est morte à Yverdon-les-Bains. Elle avait 31 ans. Mère de jumeaux de 9 ans et d’un petit garçon de 3 ans, elle a succombé à la violence de son compagnon, prévenu d’assassinat. Il s’était lui-même rendu au poste de police. Dans les semaines qui ont suivi le drame, des voisins et des proches ont témoigné. Ils retraçaient le tragique destin d’une jeune femme battue, dans une relation tourmentée qui durait depuis deux ans.

Violences conjugales

Ils avaient appelé la police et averti certains services comme le Service de protection de la jeunesse (SPJ). Inutilement puisque aucune mesure n’avait été prise. La victime n’avait pas déposé de plainte. Comme Carole et son compagnon ne vivaient pas officiellement ensemble, l’existence d’un «ménage commun», qui engendre des poursuites d’office, n’était pas reconnue et faisait l’objet d’interprétations divergentes.

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