AboFestival du cinémaLocarno et le nécessaire bal des sponsors
Manor s’en va, Swatch arrive. Les privés assurent la moitié du budget du festival. Mais Swatch investit le festival de façon arty, comme à la Biennale de Venise.

À Locarno, il faut aussi parler argent. D’ailleurs, quand on demande à Marco Solari quelles sont ses trois missions principales en tant que président du festival, il répond: «Finances, finances, finances.» Sous son mandat de vingt-trois ans, le budget est passé de 4 à 17 millions. «Il est bien loin le temps où quelques benêts sifflaient UBS lors de la remise des prix. Les spectateurs ont bien compris que l’argent du secteur privé était indispensable.» Cet argent qui représente la moitié des ressources de la manifestation.



















