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Rescapés en MéditerranéeL’«Ocean Viking» vit un «enfer sans nom»

SOS Méditerranée a déclaré l’état d’urgence pour les 180 rescapés recueillis à bord de son bateau de sauvetage. Et appelle à l’aide les États européens.

Un quart des rescapés souffre de détresse psychologique aiguë. Bagarres et tentatives de suicide rendent la tâche des sauveteurs très difficile.
Un quart des rescapés souffre de détresse psychologique aiguë. Bagarres et tentatives de suicide rendent la tâche des sauveteurs très difficile.
Flavio Gasperini / SOS Méditerranée

«Faut-il attendre que quelqu’un meurt pour être autorisé à débarquer?»: c’est le cri d’alarme lancé samedi soir par l’organisation SOS Méditerranée, qui en appelle aux États européens afin que l’«Ocean Viking» obtienne une autorisation d’accoster. Depuis plus d’une semaine, en effet, le bateau de sauvetage, avec 180 rescapés recueillis depuis fin juin, se voit refuser tout accès à terre. «Nous avons fait sept demandes d’accostage aux centres de coordination italiens et maltais, explique un responsable de SOS Méditerranée à Genève. Quatre n’ont reçu aucune réponse, et trois ont été refusées sans même que l’on nous donne la moindre raison.»

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