AboOui à la loi sur l’électricitéLe «cauchemar» des Verts devient le héros des renouvelables
En gagnant contre les siens et avec ses détracteurs, l’UDC Albert Rösti tient une victoire de référence qui assoit sa stature de ministre. Analyse.

Pour bien commenter le présent, rien de mieux qu’un retour en arrière. Début 2023, les Verts lançaient le blog «DETEC-watch». Pour le parti, l’attribution du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (Detec) à Albert Rösti était leur pire cauchemar. Il fallait donc tenir l’UDC bernois à l'œil.
Dix-huit mois plus tard, il est pour le moins piquant de voir ce même parti écologiste fêter la victoire de la loi sur l’électricité que défendait… Albert Rösti.
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Ce plébiscite, dont Simonetta Sommaruga n’aurait jamais pu rêver, donne une nouvelle envergure au Bernois. Car nous ne sommes pas ici dans la configuration de la loi sur le climat, où Albert Rösti avait dû assurer dans les urnes le service après-vente d’un projet tombé du panier de sa prédécesseure au Detec.
Non, cette fois, le large oui du peuple porte sur un dossier que le ministre a non seulement façonné lorsqu’il était au parlement, mais qu’il a surtout incarné comme conseiller fédéral, lui qui a fait de la sécurité de l’approvisionnement énergétique du pays sa priorité.
Mais ce n’est pas tout. Fragilisé par des poids lourds de son propre parti, qui ont poussé la base UDC dans le camp du non, le Bernois n’a ni baissé les bras ni retenu ses coups. Aussi convaincant que combatif, il a défendu le projet de façon pragmatique en restant au-dessus de la mêlée. En mettant les intérêts du pays devant les intérêts partisans, il a montré sa capacité à être collégial même dans l’adversité.
Alors certes, il ne faut pas compter sur la gauche pour l’applaudir. Attendu sur la stratégie de La Poste et de la SSR après avoir facilité le tir du loup et fait exploser les crédits pour les routes, il reste suffisamment de dossiers pour faire d’Albert Rösti une cible politique de choix.
Mais après avoir convaincu le peuple d’accepter la loi sur le climat, puis désormais celle sur l’électricité – sans oublier les moyens inédits débloqués pour le rail –, le patron du Detec a montré qu’il valait plus que l’image réductrice de lobbyiste du pétrole et de l’atome que cherchent à lui coller ses adversaires.
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