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Politique communaleL’UDC va disparaître du Conseil communal de Grandson

La section ne sera pas dissoute, mais les sortants se présenteront sous l’étiquette de l’Entente grandsonnoise et indépendants, fondée mercredi soir.

Eric Colombo, Nicole Helfer et Jacques-André Helfer, respectivement vice-président, trésorière et président de l’UDC grandsonnoise au moment de sa création en janvier 2006.
Eric Colombo, Nicole Helfer et Jacques-André Helfer, respectivement vice-président, trésorière et président de l’UDC grandsonnoise au moment de sa création en janvier 2006.
JEAN-PAUL GUINNARD – A

Quatre élus, puis six, puis huit, puis plus. Au 1er juillet prochain, l’UDC aura selon toute vraisemblance disparu des radars du Conseil communal de Grandson où elle est représentée depuis 2006. C’est le résultat d’une surprenante décision prise par ses membres mercredi soir. «Pour autant, nous n’allons pas dissoudre la section, qui pourrait être réanimée un jour et dont je garde la présidence», explique Nicole Helfer, membre fondatrice.

Les idées UDC pourraient cependant encore circuler au sein de l’organe délibérant. Car quatre élus brigueront un nouveau mandat début mars. Mais ils le feront sous une nouvelle bannière, bien qu’ils garderont leur carte au parti cantonal. «Nous avons officiellement créé l’Entente grandsonnoise et indépendants (EGI)», reprend Nicole Helfer qui ne fait quant à elle pas partie des quatre sortants.

Une erreur selon la section mère

Pour Kevin Grangier, président cantonal du parti, l’UDC grandsonnoise commet une grande erreur stratégique: «Il ne faut jamais sous-estimer la force du nom d’un parti reconnu. Elle draine l’électorat. Je suis convaincu que ce choix leur fera davantage perdre des voix qu’en gagner…»

Quoi qu’il en soit, six noms figurent aujourd’hui sur cette liste d’entente qui a pour objectif d’en rassembler une dizaine d’ici au dépôt officiel agendé à la fin du mois. Des discussions ont déjà eu lieu avec deux personnes affiliées au Parti bourgeois-démocratique. Et l’EGI entend reprendre langue avec deux Vert’libéraux qui n’avaient pas souhaité répondre à l’appel du pied de l’UDC l’automne dernier.

«Grandson est trop PLR. Ce parti draine même les agriculteurs.»

Nicole Helfer, conseillère communale UDC et présidente de la section

Est-ce à dire que le nom dérange? «C’est possible, répond Jacques-André Helfer, cofondateur avec son épouse de la section grandsonnoise. Mais ce n’est pas la raison qui nous a amenés à prendre cette délicate décision.» Il avance la raison du nombre, la difficulté de recruter de nouvelles têtes. «Si on est moins de cinq élus, nous n’aurons plus accès aux commissions, donc on espère qu’avec un groupe d’entente, on y parviendra.»

Mais ce sera sans lui, quoi qu’il en soit. Jacques-André Helfer ne tourne pas pour autant le dos à la politique, puisqu’il annonce qu’il tentera pour la quatrième fois de décrocher un siège de municipal, ainsi que l’a annoncé «La Région Nord vaudois» mardi.

«Comme indépendant total», précise-t-il. Il aura face à lui deux listes fortes: l’une de gauche qui associe deux PS et deux Verts, l’autre au sein de laquelle le PLR fait cavalier seul avec ses cinq candidats. Une stratégie qui agace l’UDC locale, les Helfer en particulier. «Grandson est trop PLR: ils drainent même les agriculteurs…» déplore madame. «C’est vrai que les libéraux-radicaux ne nous laissent presque pas de place. Contrairement à Yverdon, où la droite propose une magnifique liste unie avec quatre PLR, un UDC et un Vert’lib», conclut monsieur.