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Interview de la réalisatriceMaïwenn en quête d’«ADN»

L’actrice et cinéaste, toujours franc-tireuse rugissante à la quarantaine, fouille le pot-pourri de ses racines. Entre autodérision désespérée et séduction braqueuse.

L’actrice et réalisatrice Maïwenn n’en démord pas: tourner lui est toujours plus difficile mais elle en redemande.
L’actrice et réalisatrice Maïwenn n’en démord pas: tourner lui est toujours plus difficile mais elle en redemande.
LOÏC VENANCE/AFP

Dans la jupe plissée d’une collégienne qui viendrait de faire le mur et bouillonne d’indépendance, Maïwenn, 44 ans, assume ses contrastes. Bébé star et enfant battue, égérie Chanel militante contre les corps objectivés, amante passionnée mais volatile… les étiquettes volettent autour de la brune tourmentée qui se préférerait artiste tout simplement. L’auteure porte ses films comme des scarifications qu’elle se serait infligées, laissant de belles cicatrices sur lesquels passer le doigt et sentir encore la douleur.

Il y a une dizaine d’années, «Polisse» trouvait la juste distance, comme «Mon roi», malgré ses fulminations jalouses. «ADN» précise encore la quête d’identité. Maïwenn n’a rien d’une grande fille toute simple, avec son bagage culturel étiqueté France, Algérie, Bretagne et Vietnam. Mais sait redevenir une grande bringue qui rigole quand le test génétique la révèle de sang à dominante espagnole. «Depuis, j’ai pris le passeport algérien, que je n’avais jamais eu. Une formalité mais j’y tenais.»

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