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L’actualité de la Promotion League en imagesMardi Promo: Norman Peyretti, artiste sur le fond et sur la forme

Le doublé salutaire du Français d’Yverdon Sport dans le derby, le lob de huitante mètres d’Idriz Bega et la frustration d’Étoile Carouge: c’était ce week-end en Promotion League.

Norman Peyretti met la Promotion League à ses pieds.
Norman Peyretti met la Promotion League à ses pieds.
Keystone
Tous les buts romands du dernier week-end de compétition.

Norman Peyretti, artiste sur le fond et sur la forme

Il est devenu l’un des chouchous du Stade Municipal grâce à ses immenses déboulés sur l’aile droite, à ses dribbles transperçants et à sa technique soyeuse. Repérable de loin avec son immense tignasse, Norman Peyretti est un artiste balle au pied, probablement le meilleur et le plus fiable de toute la Promotion League. Reste que le doublé qu’il a inscrit et qui a donné la victoire à Yverdon Sport samedi lors du derby face à Bavois (2-1) ne trouvera sa place dans aucune compilation des plus belles réussites de l’année. Qu’importe. Le Français a renversé à lui seul ou presque une rencontre qui semblait perdue, redonnant le sourire aux fans, au staff et au directoire yverdonnois. C’est ça aussi, être un artiste.

Serge Duperret recadre son président

On connaît l’immense dévouement de Mario Di Pietrantonio pour son club, son Yverdon Sport. On sait, aussi, l’impatience que celui-ci génère parfois dans la tête du président. Invité dimanche soir sur le plateau de l’émission 4-4-2, le directeur sportif du club Serge Duperret a d’ailleurs mis de côté, durant quelques secondes, diplomatie et tact pour faire passer un message. «On est contents d’avoir bouclé les dix premiers matches avec 26 points. Sinon… c’est compliqué chez nous. Alors je suis heureux d’être là aujourd’hui en sachant que Jean-Michel Aeby, notre coach qui fait du très bon travail, est toujours confirmé dans ses fonctions.» Pour rappel, YS n’a toujours pas perdu de match cette saison. «Ça finira par arriver. Simplement, il ne faut pas tout remettre en question si, un week-end, ça ne fonctionne pas.» Voilà qui devait être dit.

Bavois volé?

Le très calme Bekim Uka était fou de rage à la fin du derby. Pareil pour la plupart de ses joueurs, qui ont tous vu la même chose: une invention de l’arbitre pour ne pas accorder le 2-2 inscrit par Mehmed Begzadic. Hors-jeu? Faute? Personne n’était trop capable de le dire, mais Bavois l’avait très mauvaise. D’autant plus que, comme à leur habitude, les Bavoisans s’étaient élevés au niveau de leur adversaire dans ce duel du Nord vaudois qu’ils affectionnent tant. Le favori yverdonnois s’en est sorti, mais en passant par un trou de souris.

Idriz Bega marque de huitante mètres!

On savait le jeune homme en pleine progression. À 21 ans, Idriz Bega est destiné à toute autre chose qu’à passer ses week-ends entre Münsingen, Brühl et Bavois. Le milieu de terrain fait d’ailleurs office de fierté et d’exemple au Stade Nyonnais, lui qui a explosé avec la «deux», en 2e ligue, avant d’être appelé en première équipe. Et quoi de mieux pour décoller que de réussir des coups d’éclat comme celui de samedi face à Bâle II (victoire 5-1)? Récupération dans les pieds d’un adversaire aux abords de sa propre surface, deux-trois enjambées pour se mettre en position et enfin, le clou du spectacle: une frappe de huitante mètres qui a complètement pris en défaut le gardien Jozef Pukaj, trop avancé sur ce coup-là. Cinq étoiles!

Le sort s’acharne sur Carouge

Étoile Carouge jongle décidément à merveille, un week-end après l’autre, entre une impressionnante solidité et ce sentiment de frustration qu’il semble presque prendre plaisir à entretenir. On pensait les Stelliens enfin complètement armés pour viser les sommets après leurs péripéties du début de championnat? Samedi, ils ont encaissé le 1-1 à quelques secondes du retour des vestiaires, et le 1-2 juste avant le coup de sifflet final. Rapperswil n’en demandait pas tant et est reparti de la Fontenette tout heureux d’avoir empoché les trois points. Un coup dur de plus pour les hommes de Claudio Morelli.