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Création cosmique à Saint-FrançoisMarielle Pinsard fusionne astronomie et sacré pour Rosetta

La sonde spatiale envoyée sur une comète est au cœur d’une liturgie fascinante qui retrace en mots et en musique cette folle aventure sidérale.

Valentin Villard, compositeur de «Requiem pour Rosetta», dirige les musiciens et le baryton Stephan Imboden; Mathilde Demarez et Marielle Pinsard assurent le récit depuis la chaire.
Valentin Villard, compositeur de «Requiem pour Rosetta», dirige les musiciens et le baryton Stephan Imboden; Mathilde Demarez et Marielle Pinsard assurent le récit depuis la chaire.
Samuel Rubio

En mars 2020, une équipe de chercheurs bernois travaillant sur les résultats de la mission Rosetta annonçait avoir pu prouver que la comète Tchourioumov-Guérassimenko «contient des gaz nobles et des molécules clés pour l’apparition de la vie». Mission accomplie pour l’Agence spatiale européenne. Mais comment en traduire sa signification pour le commun des mortels?

Liturgie musicale et sacrée

Quatre ans après la fin de cette aventure qui a vu un satellite artificiel se poser sur une comète à 500 millions de kilomètres de la terre, la sonde Rosetta se rappelle à nous sous une tout autre forme qu’un article scientifique. Le spectacle de Marielle Pinsard, «Requiem pour Rosetta – Une histoire d’amour», à voir à Saint-François, à Lausanne, jusqu’au vendredi 23 octobre, prend le pari burlesque et sérieux d’en faire une liturgie musicale sacrée. Un acte de dévotion collective invitant le public à prier pour la défunte sonde. Et célébrer ainsi la démesure et la beauté d’un projet qui va au-delà de la prouesse technique.

«La comète «Tchouri» contient des gaz nobles et des molécules clés pour l’apparition de la vie»

Passé la surprise de voir Marielle Pinsard et son acolyte Mathilde Demarez psalmodier cette saga du haut de la chaire, de voir le compositeur Valentin Villard en toge violette diriger un space requiem convoquant orgues, percussions, violon, trombone cosmique et moines chanteurs répartis dans la nef, comment ne pas devenir nous aussi adeptes de ce rite inédit, cocasse et émouvant? Il a le mérite insolent d’être tout aussi jusqu’au-boutiste dans sa réalisation visuelle et sonore que le destin de Rosetta.

Lausanne, Saint-François
Je 22 et ve 23 oct. (20 h 30)
www.vidy.ch