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Gestion de la criseMenaces et insultes envers les conseillers fédéraux

Depuis le début de la crise du coronavirus, les décisions du gouvernement font réagir. Le Ministère public de la Confédération (MPC) a ouvert des enquêtes pour des cas de menaces et insultes. Alain Berset est notamment visé.

Plusieurs politiciens défendent le ministre Alain Berset face aux attaques de certains UDC.
Plusieurs politiciens défendent le ministre Alain Berset face aux attaques de certains UDC.
Keystone/Anthony Anex

Le Ministère public de la Confédération (MPC) a ouvert des enquêtes sur cinq cas de menaces ou d’insultes à l’encontre de conseillers fédéraux en raison de la pandémie de coronavirus, rapporte la SonntagsZeitung.

L’Office fédéral de la police (FedPol) est intervenu dans plusieurs dizaines de cas pour des menaces contre des membres des autorités.

Actuellement, cinq procédures pénales sont en cours au MPC, mais les enquêtes ne sont pas encore terminées et aucune sanction n’a encore été prononcée, a précisé le MPC. Selon les recherches du journal, plusieurs de ces procédures concernent le ministre de la Santé Alain Berset.

Alain Berset défendu

De nombreux politiciens rejettent d’ailleurs les critiques émises par certains UDC contre Alain Berset.

«Ce n’est pas le moment de viser certaines personnes avec des mots tels que dictateur», a ainsi déclaré le président du Conseil des États Alex Kuprecht (UDC/SZ) au SonntagsBlick. Le ministre de la Santé n’est qu’un des sept membres du collège et, s’il obtient ce qu’il veut, il faut se demander pourquoi la majorité de droite le permet.

Le président du National Andreas Aebi (UDC/BE) dénonce aussi «un choix des mots» qui n’est pas le sien, tout comme l’ancien conseiller fédéral UDC Adolf Ogi.

Bloquer l’UDC

Plus généralement, le Centre rejette les projets de l’UDC d’affaiblir le gouvernement. «Nous ne devons pas désarmer le Conseil fédéral» dans cette crise, estime la cheffe du groupe du centre, Andrea Gmür (PDC/LU) dans la SonntagsZeitung.

Le gouvernement «doit garder ses compétences d’agir et pouvoir réagir et décider rapidement sur la base de l’évolution épidémiologique», ajoute-t-elle.

Andrea Gmür essaie ainsi de bloquer les plans de l’UDC de forcer par la loi le Conseil fédéral à rouvrir rapidement les restaurants, sans tenir compte de la situation épidémiologique.

ATS

91 commentaires
    Jean-Michel Gros

    C'est facile de critiquer....mais ceux qui le font ont-ils des solutions ?

    Regardons de plus près : nous étions à près de 10'000 cas par jour. Ils ont fermé les restaurants, bars, discothèques et autres....on est passé à 4'000.....ils ont refermé les magasins (sauf première nécessité), on est autour des 1000 cas par jour. Et après on va nous dire que c'était inutile ?

    Que cela soit de droite ou de gauche, les extrêmes ne sont jamais bons (on en a l'expérience par le passé).

    Tout rouvrir au nom du "saint pognon"....pour se retrouver avec une 3ème vague ? Serait-ce bien prudent ?

    Alors, je reste persuadé que notre gouvernement navigue dans cet pandémie avec intelligence et analyses. Réouverture des magasins : oui. Des restaurants : je dirai oui mais uniquement les tables. (pas de bars, boite de nuit et discothèques, trop dangereux).

    Et bien sûr le tout avec toutes les précautions sanitaires.

    Le déconfinement doit se faire dans la même proportion que la vaccination avance.