Abo[Série 4/6] Les showrunners de génieMichael Mann, précurseur du polar musical
Aussi à l’aise à la télévision qu’au cinéma, son nom reste lié à la série «Miami Vice», dont il a forgé l’identité visuelle. Place à celui qui a su esthétiser la violence.

C’est parti pour le générique: sur un air de synthétiseur métallique, un hors-bord fend les vagues à toute allure, au large de Miami Beach. En couleurs pastel, «Miami Vice» clignote tout en s’inscrivant au centre de l’écran. Un titre accrocheur qui définit le menu proposé: du stupre et de la corruption, mais aussi du soleil au zénith et du fric. Plutôt alléchant en ces années 80 où tout semble permis. Le générique se poursuit sur les chapeaux de roues par un kaléidoscope d’images de carte postale: nuage de flamants roses – décliné très vite en pin’s pour les fans du show – gratte-ciel fins comme des allumettes, nymphettes en bikini, course de lévriers et alignement de Cadillac sous le porche d’un palace.





















