Passer au contenu principal

Il y a une vie après l’haltérophilieMichel Broillet, un pilier de barres qui tient bien la route

Ancien Monsieur Suisse et champion du monde à l’arraché, le Genevois vit le présent avec enthousiasme. Converti dans le vélo plaisir, il ne dédaigne pas d’évoquer sa belle carrière et son sport de force, aujourd’hui entaché par de sales affaires.

Michel Broillet tient la forme malgré le poids des ans.
Michel Broillet tient la forme malgré le poids des ans.
Pascal Bornand

C’est une joyeuse tablée sur la terrasse du Barana. Ambiance pagnolesque. Il ne manque que l’accent provençal et les cigales pour se croire à Aubagne. Dans le vieux village de Vernier, Michel Broillet (76 ans) a ses habitudes, ses potes de vélo qu’il retrouve volontiers autour d’un verre une drôle d’expression quand s’entrechoquent les rires et les tournées. Cela fait longtemps que le costaud a rendu son uniforme d’agent municipal. Et déjà quarante ans qu’il a quitté son justaucorps d’haltérophile. De sa chrysalide de muscles, le Fribourgeois d’origine est sorti champion du monde à l’arraché, en 1977. La même année, il a aussi détenu le record mondial de la discipline (170,5kg), durant un jour! «Je ne faisais pas ça pour la gloire. Non, c’était juste pour le plaisir, confie le septuagénaire jovial. Ça a été une belle période de ma vie. Mais je ne me la joue pas. Depuis, je suis passé à autre chose.»

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.