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Sortie cinéma: 3 trucs à savoir sur…«Miss» et la championne des garçonnes

Alexandre Wetter, séduisant mannequin androgyne, porte cette ode à la tolérance sur ses épaules solides.

Pour devenir, garçon ou fille, il faut en passer par toutes sortes d’exercices un peu idiots. La preuve par «Miss».
Pour devenir, garçon ou fille, il faut en passer par toutes sortes d’exercices un peu idiots. La preuve par «Miss».
DR

1) Il était une fois un garçon manqué

Alexandre Wetter, séduisant androgyne qui défila pour Jean-Paul Gaultier, a des allures de Tadzio, ce jeune homme qui envoûtait Dirk Bogarde dans «Mort à Venise» de Visconti. Sans esbrouffe la longiligne créature peut prétendre au titre de Miss France, même si à ses heures perdues, il bosse dans un club de boxe. Toute la crédibilité du film repose d’ailleurs sur ses solides épaules carrées.

Alex (Alexandre Wetter) va se faire des copines parmi les prétendantes au titre. Et quelques ennemies aussi…
Alex (Alexandre Wetter) va se faire des copines parmi les prétendantes au titre. Et quelques ennemies aussi…
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2) Autour de la candidate, le bal des masques

L’autre intelligence du réalisateur Ruben Alves tient dans sa distribution habile. Autour de la prétendante, un travelo fardé à outrance (Thibault de Montalembert), une matrone au cœur fragile (Isabelle Nanty), une conseillère plus vraie que nature (Amanda Lear), une dauphine sympa, une autre plus bécasse etc… les clichés se confondent avec la réalité jusqu’au conte de fée. Entre le divertissement fun façon téléréalité et le film à message, «Miss», à l’image de son héros, ne choisit pas son genre. Cela lui donne une spontanéité plutôt sympathique, du moins désarmante.

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