Passer au contenu principal

C’est votre histoire«Mon travail est de soigner les arbres»

Florim est devenu arboriste grimpeur un peu par hasard. Amputé d’une main à la suite d’un accident de travail, il est toujours aussi passionné par les arbres et la hauteur.

«J’ai perdu une main, oui, mais je suis encore en vie. Dans mon malheur, c’est peut-être bizarre de dire ça, mais j’ai eu de la chance.» – Florim
«J’ai perdu une main, oui, mais je suis encore en vie. Dans mon malheur, c’est peut-être bizarre de dire ça, mais j’ai eu de la chance.» – Florim
Corinne Sporrer

Quand j’étais ado, j’allais avec ma mère dans le sud de la France où frère bûcheron m’apprenait à utiliser sa tronçonneuse. C’est un travail original dans lequel tu es obligé de t’impliquer pleinement. Une semaine avant le gymnase, une entreprise m’a appelé, elle me prenait pour un CFC. Mes copains étaient aux études et moi j’étais bûcheron. J’ai fait mes 3 ans, puis en tout 9 ans, en forêt. J’avais aussi envie de travailler en hauteur, du coup j’ai commencé à effectuer des travaux sur cordes pour un ami. On bossait dans des silos, sur des immeubles de vingt étages ou encore à la pose de paravalanches. J’ai un immense respect de la hauteur. Elle fait peur, mais cette peur aide à bosser, dans les bâtiments autant que dans les arbres.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.