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Attentats de ParisPlus de 10'000 personnes font l'objet d'une «fiche S»

Les islamistes radicaux ou ceux liés à la mouvance terroriste représentent la moitié des cas de fichage. Lesquels n'impliquent pas forcément une surveillance.

Une première inculpation est tombée dans les attentats de Paris. Un suspect est inculpé en Belgique. (vendredi 20 novembre 2015)
Une première inculpation est tombée dans les attentats de Paris. Un suspect est inculpé en Belgique. (vendredi 20 novembre 2015)
Reuters
Une semaine jour pour jour après les attentats meurtriers de Paris qui ont fait 130 morts et 351 blessés, les Parisiens se sont rassemblés ici près de la rue de Charonne, pour rendre hommage aux victimes. (vendredi 20 novembre 2015)
Une semaine jour pour jour après les attentats meurtriers de Paris qui ont fait 130 morts et 351 blessés, les Parisiens se sont rassemblés ici près de la rue de Charonne, pour rendre hommage aux victimes. (vendredi 20 novembre 2015)
Un premier bilan a fait état de 18 morts suite aux multiples attaques qui ont touché Paris et sa banlieue.  (Vendredi 13 novembre 2015)
Un premier bilan a fait état de 18 morts suite aux multiples attaques qui ont touché Paris et sa banlieue. (Vendredi 13 novembre 2015)
Keystone
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A l'instar d'Omar Ismaïl Mostefaï, qui s'est fait exploser vendredi soir au Bataclan après avoir tiré sur les spectateurs, plus de 10'000 personnes en France font l'objet d'une fiche S de renseignement, S pour sûreté de l'Etat. La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) alimente quotidiennement ce fichier, qui vise des hooligans, des membres de groupes d'utra-gauche ou d'extrême-droite, etc.

Parmi les personnes concernées, plus de la moitié sont fichées comme étant des islamistes radicaux ou des individus pouvant avoir un lien avec la mouvance terroriste.

La fiche S est surtout destinée à attirer l'attention des forces de sécurité si l'un des fichés est contrôlé ou interpellé. Elles doivent alors en référer aussitôt aux services de renseignement.

Tracer la radicalisation

Sur ces personnes, certaines sont connues et ont été condamnées pour faits de terrorisme, depuis les attentats de 1995 notamment. D'autres sont considérées comme pouvant se radicaliser ou comme l'étant déjà.

Cela avait été le cas de suspects cités dans les attaques commises ou déjouées en France depuis les attentats islamistes de janvier contre Charlie Hebdo et le supermarché parisien Hyper Cacher (17 morts). Ou de Mohamed Merah, l'auteur des tueries perpétrées en mars 2012 à Toulouse et Montauban au nom du jihad.

Yassin Salhi, qui a tué et décapité son patron Hervé Cornara à Saint-Quentin-Fallavier (Isère) en juin dernier, avait aussi été fiché «S» pendant deux ans sans avoir pour autant éveillé l'attention des services de police.

Juste un indicateur

Car être l'objet d'une fiche S ne signifie pas être surveillé en permanence ou même occasionnellement. «C'est plus souvent un indicateur, une espèce de thermomètre sur lequel il faut veiller en permanence et qu'il faut alimenter pour qu'elle soit efficace», selon un policier.

Les fiches S, outre les antécédents judiciaires, sont alimentées par les services de renseignement français et étrangers.

Il y a plusieurs degrés dans les fiches S classées de S1 à S15, non en fonction d'un degré de dangerosité présumé mais en fonction des actions à entreprendre quand on se trouve en présence d'un suspect.

AFP

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